ACTE V, SCÈNE IX
Se re(6iirnant vers sa belle-sœur.
Être tombé si bas, qu'il a passé pour mort !
Madame Dufemay, c'est vriiment uu miracle!...
GAUQRIER, bas, à Popin.
Allons-nous-en, Popin, — je flaire une débâcle!..
POflN, bas.
Du calme!
M. ROOSSET, à Étieuue, en riant.
Eh ! non, jamais ! ... On a grossi le mal ! . . . Monsieur Popin lui-même. . .
Il montre Popin.
POPIN, à part, et agité.
Hum!... le sot animal!
M. ROUSSET
Monsieur Popin m'a dit, le sourire à la lèvre, Que ce rhume, esoorté d'une petite fièvre...
ÉTIEKME, réclamant.
Allons donc!...
POPIN, à Etienne.
Hais, monsieur, je n'ai pas dit . . . •
M. ROUSSET, étOBné.
Commenl?
POPIN, à M. Rousset.
J'ai pu dire, en effet...
ETIENNE, croisant ses bras.
Entendons-nous, vraiment!
POPIN, à Etienne»
Oui... c'était grave !.f.
108 L'Or^CLE MILLIOU.
M< BOUSSET
Quoi?
POPIN, à M."Bousset.
Mais.», pas trop! ' -
ÉTIENHE, avec force*
Je suppose Que ce voyage au loin demandait une cause. . .
POPIN, bas, à Dufernay.
Il était temps !
M. BOUSSET, s'avançant.
Plaît-il?
POPIN, bas, à M. Uousset.
On pouvait s'en passer.
MAbAME DUFEBNAY, qui a saisi les deux réponses, à part.
Un^petit entretien qui me donne à penser!...
ÉTIENKE.
Somme toute, — malgré cette lutte bizarre, —
Les eaux d*où vous venez ont une vertu rare ! . . .
J'en goûterai, morbleu ! pour guérir mes douleurs ! . . .
». GADDBIER, feignant un vif intérêt.
Quoi ! monsieur, vous souffrez?. . .
ETIENNE
A répandre des pleurs.
Se frottant la junibc.
Un rhumatisme aigu ! . . . d'autant plus incommode Qu'il m'a fait renoncer au petit épisode...
Vous savez?. . .
Gaudrier fait signe que non.
Au projet dont je vous ai parlé.,.