‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 42 sur 122 · ACTE II, SCÈ.NB VU. M · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈ.NB VU. M

MADAVE DUFERNAY, sans l'f^coulcr.

Un piège,, un traquenard !

Cet aplomb, ce sourire, ot cet air goguenard !..,

Je le croyais changé.

MADAME DUFERNâY, avec ironie.

Votre éloquence est forte!

M. ROUSSET

Dès demain, si c'est VI ai, je le flanque à la poite ! n ira, sae au dos, rimer par les chemins ! . . .

MADAME DUFERMAY, avec dcJain.

GardezJe, chassez-le, je m'en lave les mains !

M. ROUSSET, frappant du pied.

Si jamais il s obstine à sortir de sa sphère. . .

MADAME DUFERNAY, avec ironie.

Mais c'est fini, monsieur, mais ce n'est plus à faire ! Mais le voilà lancé !.. . qui peut le retenir ? Ce trait-là, voyez-vous, dévoile l'avenir :

Son nom va remuer les foules idolâtres!

Nous le venons collé sur le mur des théâtres, J'en ai resjpoir!

M. ROUSSET, accablé.

Madame!...

MADAME DUFERNAY.

Un grand hoimeuf pour vous ! . .

Ma fille à moi, monsieur, plus modeste en ses goûts, Et trop simple d'esprit pour charmer un poëte, Epousera, sans morgue, un travailleur honnête... Non pas un de ces gens dont la sublimité Domierait le vertige à son infirmité.

Mais un bon commerçant, tout au plus ui\ notaire. Qu'elle pourra du moins adorer terre à terre. Et qui saura parfois, sans se mettre en courroux, S'abaisser au niveau des femmes comme nous!

5Ï L'OîîCLE MILLION.

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