ACTE II, SCÈNE XU. . b
El celte gravité qui, chez la jewne fdle,
Fait deviner d^à la mère de famille ;
Ni talent merveilleux, ni roulades, ni cris...
Juste assez de doiglC) dans sa jennesse appris,
Pour faire quelque pnr, fenune an foyer fidèle,
Sauter, tant bien que mal, ses bambins autour d'elle !
J'y joindrais, s'il le faut, pour la deiioiiei^e main,
L'habitude di^i monde et le savoir humain;
Mais après les vertus, ces jabus de nos routes,
Et Tordre, qualité qui les renferme toutes^
C'est à peu près cela que je vaudrais pour vous.
Une femme de tète et qui compilt vos goûts,
Une compagne, enfin ! . . . .
GAUDRIER, souriaiU.
Vision platonique!...
llADAME DUFERNAY, se récriant.
Paitloii, monsieur !
GAUDRIER, se rcprenaBt 'vîtc.
Du moins, madame, un cas unique, Du exemple isolé....
Avec galanterie.
Qu'on ne trouve qu'ici !
VADAME DUFERNAY.
Quoi! vous pensez, monsieur, qu'en vous parlant ainsi, J'avais Tiiitention de désigner. . .
Regardant la porie d'Alice.
Silence! .. "
GAUDRIER, insistant.
tiC portrait, malgré vous, est d'une ressemblance ! ; ..'
MADAME DDFERUAY, avec moOeblic.
Vous la flattez !
tiAVPAIEA.
Non pa» ! . . . Un mérite éclatant ! . . .
Cela se dit partout... -
MADAME DUFEftMAY.
On exagère tant]...
GAIIDRIER3 d'un ton affecté.
Seulement, c'est cruel de venir nous dépeindre Un bonheur fantasliqne où Ton ne peut attendre! Mieux valait Tignorance âmes pas incertains... Blademoiselle Alice a fixé ses destins!...
«ADÀME DUFERNAY.
Comment ^
GAUDRiER.
Heureux Léon ! . . .
MADAME DUFERfiAY, avee indifférence.
Quel Léon, je vous prie?..
GAUDRIER, étonné.
Léon Roussel!...
MADAME DDFERNAY.
Fort Ken! le monde vous marie !
Cen*est paslong!
6AUDRIER, de plus en- plus surpris.
La ville.,.
MADAME DOFERNAY, avec colère.
On a beau s'isoler.
On n'empochera pas la ville de parler ! . . .
GACDRIER.
On m'avait dit pourtant. ,.
MADAME DUFERNAY.
Pardon, voici la chose : Un rêve, un projet vague... abandonné pour cause. Rien de solide, au fond. Comme on nous juge mal ! Monsieur I^éon Rousset n'est point mon idéal!