SCÈNE XII
GAUDRIER, MADAME BUFERNAY.
GABDRIER, avec mécontentement.
Perdre, par mon relard, occasion pareille!...
MADAIIE BUFERNAT) s*approchant sans ôtre vue.
Ah ! monsieur Gaudrier, le pelit bout d*oreilIe !...
GAUDRIER, avec^surprîee.
Madame...
■ADAME DUFERNAY, finement.
On Toit déjà que votre coMir est pris !
GAUDRIER.
Comment?...
MADAME SUFERNAY, souriant.
Vous avez tort de jeter les hauts cris; Un beau choix, dont il faut que je vous complimente.,. Elle est coquette ! elle est mutine ! die est charmante ! C'est l'inclination des plus graves esprits D*aimer ces mouvements propres aux colibris, Ce caquçtage plein de^ce familière.
Qui fait du csûl)inet une grande volière!...
Et l'homme du devoir écoute, avec orgueil, GasouiHer la folie au dos de son fauteuil !
GAUDRIER, embarrassé.
De ce tableau... piquant, voulez-vous que j'infère...
HADAME DUFERNAY, T interrompant et cliangcaut de tou.
Tenez, — là, — franchement, ce n'est point votre affaire!
Loin de moi le dessein de lui causer du tort;
Eile a ses qualités, je vous le dis d'abord,
Et pourtant je soupçonne, à son regard qui brille,
Cet appétit de gloire inné dans sa famille, *
Cette légèreté du cœur et de l'esprit,
Ce besoin d'échapper à l'usage prescrit.
Un amour furieux pour les arts inutiles ! . . .
Livrez donc un ménage à ces têtes futiles î
C'est s'exposer d'avance à d'étranges desserts;
Le piano, c'est peu; je prévois des concerts
Jusque dans cette étude où l'homine se séquestre* . .
On voulait une femme, on épouse un ordiestrè !
GAUDRIER, ' .
Et vous pensez vraiment?...
UADAME DUFERNAY.
Moi! jeiTepenge rien; Mais j'ai mon idéal, que je vous dirais bien...
GAUDRIER.
Parlez ! . . .
MADAME DUFERNAY.
Un type vrai d'épouse bien lotie. . .
Regardant autour d'elle.
Pardon, je regardais si ma fille est sortie... Je disais donc...
GAUDRIER, avcQ un ges.te de la main.
Un type!
MADAME DUFERNAY, comme reprenant ses idées.
Âh I j'y suis, maintenant :
Je voudrais un esprit calme, doux, prévenant, '