‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 61 sur 122 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ETIENNE DUFERNAY, POPIN, GAUDRÏER.

GADDIUER, ft Popin.

Plus de répit, le jour est venu, l'heure sonne ! . . .

POPIN, bas, apercevant Etienne.

L'oncle!...

GAUDRÏER, avec une vague inquiétude.

Il fomblc rêveur et tout préoccupé...

rOPIN, avec finesse.

La noce !

GAUDRIER, s'excitant lui-même.

Le grand coup sera bienlôt frappé ! . . .

J'ai hâte d'en finir avec la demoiselle. . .

POPIN, à demi-Toix.

Vous connaissez mon mot : du calme ! pas de zèle !

Mais, sitôt qu'il s'agit d'une opération

Où l'intérêt s'ajoute à l'inclination,

C'est différent... marchez !... Pourtant, je le répète,

Si vous aviez, chez l'autre, écouté votre tête.

Adieu ce million qu'on voit poindre aujourd'hui!

GAUDRIER, lui serrant la main.

Popin, je vous dois tout, comme à mon seul appui !...

ETIENNE, comme les apercevant tout à coup et marchant à

leur rencontre.

Parbleu I vous arrivez d'une façon charmante,

Pour résoudre sur l'heure un point qui me tourmente.

POPIN, avec empressement.

Nous serons trop heureux. . . si nos faibles talents. . .

Bas, à Gaudrler.

Le contrat ! . . .

ETIENNE, à Popin.

Vous, d'abord, dont les cheveux sont blancs.

Popin s'incline avec satisfaction.

Vous, comme moi, monsieur, grave célibataire, Je vous récuse.

POPINy à part, et tout décontenancé.

Bon !

ETIENNE, se tournant vers Gaudrier, qui salue.

J'aime mieux le notaire,

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