ACTE III, SCÈNE V. «I
Avec grûce.
Liii qu'attendent, je crois, des liens adorés. . .
GAUDRIER, avec sentiment.
C'est un bien doux espoir que vous corroborez !
ETIENNE
Eh bien, dites-moi donc, — question délicate, — i]e que Ton peut offrir qui convienne et qui flatte.
Avec finesse.
II s*agit d'une noce où je suis pour beaucoup !
Changeant de ton.
Mais je me sens novice en matière de goût ; Je destine à l'épouse un cadeau présentable. . .
GAUDRIER, saluant avec embarras.
Mais... monsieur Dufemay.
ETIENNE
Voyons ! cartes sur table !
Le prix m'importe peu dans cet événement. ..
POPIN, bas, à Gaudrier.
L!oncle a l'intention d'agir royalement !
Poussez ferme ! poussez !
GAUDRIER, hésiUut.
Mais... quelque cachemire...
Je suppose, du moins, car vraiment, je m'admire! .. . Dans ma (wtion...
ETIENNE, souriant.
Morbleu! ne craignez rien !
POPlN, timidement.
Ou quelques diamants... à la rigueur...
ETIENNE
Très-bien !
GAUDRIER.
Sans doute... mais ..
Comment?
ETIENNE
Hais... quoi?
GAUDRIER.
Dans les petites villes . .
GAUDRIER.
Ces choses-là sont au moins inutiles.
POPIN, contemplant Gaudricr avec admiration.
Une matorité !... c'est, ma foi, curieux !
A Etienne.
Il préfère, je gage, un meuble sérieux, Un service complet en belle argenterie. . .
n a raison. J*ai tort.
ETIENNE
Permettez, je vous prie...
POPIN, insistant.
En province...
ÉTIE^NE.
Pardon, si j 'ose protester; Mais il n'est point écrit qu'on y doive rester. Et Paris, voyez-vous, Paris, la capitale...
GAUDRIER, souriant.
Vous oubliez, je crois, cette chaîne fatale Qui nous attache au seuil dès qu'on veut faire un pas. . . Notre état, cher monsieur, ne nous permettrait pas Ces voyages fréquents...
ETIENNE
Notre état?...
Ces absences...
ETIENNE
Mais je suis sans état! Mais j'ai toutes licences!