‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 62 sur 122 · ACTE III, SCÈNE V. «I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. «I

Avec grûce.

Liii qu'attendent, je crois, des liens adorés. . .

GAUDRIER, avec sentiment.

C'est un bien doux espoir que vous corroborez !

ETIENNE

Eh bien, dites-moi donc, — question délicate, — i]e que Ton peut offrir qui convienne et qui flatte.

Avec finesse.

II s*agit d'une noce où je suis pour beaucoup !

Changeant de ton.

Mais je me sens novice en matière de goût ; Je destine à l'épouse un cadeau présentable. . .

GAUDRIER, saluant avec embarras.

Mais... monsieur Dufemay.

ETIENNE

Voyons ! cartes sur table !

Le prix m'importe peu dans cet événement. ..

POPIN, bas, à Gaudrier.

L!oncle a l'intention d'agir royalement !

Poussez ferme ! poussez !

GAUDRIER, hésiUut.

Mais... quelque cachemire...

Je suppose, du moins, car vraiment, je m'admire! .. . Dans ma (wtion...

ETIENNE, souriant.

Morbleu! ne craignez rien !

POPlN, timidement.

Ou quelques diamants... à la rigueur...

ETIENNE

Très-bien !

GAUDRIER.

Sans doute... mais ..

Comment?

ETIENNE

Hais... quoi?

GAUDRIER.

Dans les petites villes . .

GAUDRIER.

Ces choses-là sont au moins inutiles.

POPIN, contemplant Gaudricr avec admiration.

Une matorité !... c'est, ma foi, curieux !

A Etienne.

Il préfère, je gage, un meuble sérieux, Un service complet en belle argenterie. . .

n a raison. J*ai tort.

ETIENNE

Permettez, je vous prie...

POPIN, insistant.

En province...

ÉTIE^NE.

Pardon, si j 'ose protester; Mais il n'est point écrit qu'on y doive rester. Et Paris, voyez-vous, Paris, la capitale...

GAUDRIER, souriant.

Vous oubliez, je crois, cette chaîne fatale Qui nous attache au seuil dès qu'on veut faire un pas. . . Notre état, cher monsieur, ne nous permettrait pas Ces voyages fréquents...

ETIENNE

Notre état?...

Ces absences...

ETIENNE

Mais je suis sans état! Mais j'ai toutes licences!

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