‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 66 sur 122 · ACTE I!!, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I!!, SCÈNE VI

GAUDRIER, irtmiquomoiYt.

Pas le droit?...

Calmez-vous, c'est un petit malheur

GAODRIER, croisant ^es bras et regardant Popiu en faco.

Vous m avez fourré là dans une riche aiïaire !

Six mille francs de rente. . . après la holle-nière ! . . .

POPIN, confondu.

Je regrette, à coup sûr. . .

(.AUDR^ER.

11 fallait tout prévoir, Que diable ! . . .

POPIN, d'un ton insinuant.

Si la dot a trompé votre espoir, Vous conviendrez, du moins, que Tépouse est charmante !

^GAODRIER, impatienté.

Eh ! ses charmes sont bien le point qui me tourmente ! Je ne suis pas assez riche, apprenez ceci, • Pour filer la tendresse^en amoureux transi!

D'ailleurs, je n'eus jamais pour cette froide idole Ce que le monde appelle une passion folle; Et, s'il faut avouer la ehose comme elle est» C'est dans Clara plutôt qu'on trouve ce qui plaît !

POPIN, navré.

Dire que maintenant... *

Montrant la maisott.

Sans cette autre amourette. . .

GADDRIER, furieux.

C'est vous !

POPIN, se défendant.

Gomment?

GAUDBIER.

Vous!...

POPIH.

Moi?...

Perdant la tète.

Mon I)iea ! que je regrette ! . . .

GAUDRIEB.

Dëpéchons-nous, d'abord, — vous gémirez plus tard; Je ne suis .pas de force... à braver le... regard... Parions, Popin; j'ai pcuv de rélernel sourire!...

POPIN, avec fermeté.

Je condamne la fuite et n'y peux pas souscrire ;

Songez à l'avenir, au ridicule, à tout ! . . .

Un scandale, mon cber ! . . . pour un homme de goût ^ . .

- 1 GADDRIBR, amèrement.

Vrai, — je n'attendais pas une pareille fête !

POPIN

Voyons, là, franchement, l'onde a-t-il bien sa tête? Non ; moi, j'espère encore; il est assez connu Pour sa bizarrerie et son esprit cornu ! . .•

GAUDRIER, s'inclinant.

Merci, du fond du cœur!... Je ne vais pas me mettre A consulter son crâne, ainsi qu'un baromètre, Pour connaître le temps que nous aurons demain ! — Je veux l'oncle au beau fixe, ou je reste en chemin, Plus un pas; — en affaire, il fau^des certitudes !. ..

POPIK.

Sans doute. . . étudiez ...

GÂDDRIER, viTcment.

J'ai fini mes études ! . . .

POPIN

Trouvez donc un mçyen de sortir décemment.

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