ACTE III, SGËNË II
Et c'est là, — je le dis avec solennité, — La borne infranchissable à votre liberté !...
A Alice.
Vous, ma fiUe, approchez, afin qu'il puisse entendre : C*est monsieur Gaudrier que je veux pour mon gendre ! J'aurais mis des lenteurs à vous y préparer; Mais je sens qu'aujourd'hui je dois me déclarer. C'est un homme excellent, dont la parole est sûre. . . Sous le feu des railleui^, il marche sans blessure, Et, sadiant tout d'avance, il n'a jamais compté Que sur ce peu de bien — qu'on ne m'a pas été !. ..
A Alice, qui sanglote.
Assez de pleurs, assez ! . . . Chez moi, qu'on s'en souvienne, Une volonté seule est debout, — c'est la mienne !
Montrant Etienne.
Son départ imprévu la fait grandir encor ! . . . Portez-vous bien, mon frère ! . . .
ÉTIENKE, froidement.
On tâchera...
VADAVE DUFERNAY, tournant la tète, et s'avançant sur le devant de la scène.
D'accord!...
ALICE, lias, à Ktienne.
Tu m'avais tant promis !...
ETIENNE, bas, à Alice.
Crois-tu, petite folle.
Qu'un oncle comme il faut peut manquer de parole?. . .
11 Tembrassc furtivement, et se retire par le fond. Alice
sort à droite.