‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 8 sur 122 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉON, GAUDRIER, POPIN.

GAUDRIER, s'avançant vers Léon, qui se retourne.

Permettez-moi, monsieur...

LÉON, saluant.

Monsieur, j'ai Thonneur d*^tre. .

GAUDRIEB, vivement.

Enchanté mille fois, monsieur, de vous connaître,

Et de déclarer net au fils de la maison

Que c est le plus beau bal de toute la saison ! . . .

LÉON, avec une légère ironie.

Vous êtes indulgent !

GAUDRIER, avec feu.

Non ! la chose est exacte !

Le plus éblouissant, le plus beau ! j*en prends acte !

LÉON, riant.

Prenez, monsieur, prenez !

GADDRIER.

La province aujourd'hui N'est j^us ce grand désert où l'on mourait d'çnnui : Le plaisir se répand et se décentralise...

LÉOK, à demi-voix.

Miséricorde !

GAUDRIER.

Et même, en dernière analyse...

Regardant Léon.

Vous souriez, monsieur?...

Avec grâce et finesse.

Du reste, je conçois Qu'on préfère aux salons le mystère des bois, Quand on est, comme vous, le favori des muses!...

LÉON, vivement.

Moi, monsieur?...

GACDRIER, agréablement.

Mais sans doute. Â quoi bon ces excuses.

Et pourquoi, s'il vous plaît, reléguer dans la nuit Un talent dont on parle — et qui fera son bruit?...

Geste d'impatience de Léon.

LÉON

On a tort d'en parler ! . . .

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