ACTE I, SCÈNE IV
GàUDRIER, sans l'écouter.
^ Chaque auteur a son style :
Est-ce le beau désordre otT rélégante idylle?...
L^ON, exaspéré.
Ni Tun ni l'autre...
GAUDRIERf imperturbable.
Au fait, on a de quoi choisii* :
L*art est un champ sans borne où Ton glane à plaisir.
Courant à Léon, qui se retire en saluant.
Oh! vous êtes heureux, monsieur!... la poésie!
fjO pinceau délicat! la verve ! l'ambroisie !
Le feu sacré ! . . . Cela doit couler à pleins boitls. . .
Malgré vous, n'est-ce pas?... sans travail, sans efforts?...
Oh! je comprends cela : jeunesse, exubérance !...
Retenant Léon, qui veut sortir.
OÙ faites-vous, monsieur, vos vers de préférence? Le calme du bureau ne plait guère à l'auteur ; n vous faut, j'imagine, un ciel inspirateur!
Un vallon pitt(»resque ! un site grandiose !
N'est-ce pas?...
LEON, saluant.
On m'attend...
GAUDniER.
Pardonnez-moi, si j'ose...
Peut-être ai-je commis quelque indiscrétion?... Nous, gens de cabinet et d'observation, Nous voulons nous instruire et nous meubler la tète !...
LÉo:<.
C'est de la modestie.. .
A part.
Une odieuse bête!...
Haut, saluant Popin.
kfonsieur Popin...
il sort.