ACTE 1, TABLEAU 11, SCÈNE IlL
vilaine case... moi... je voudrais habiter un palais... Oui , j^ai Tinslinct de la distinction, de Télégance. Je rêve le luxe, la richesse.
TOM
Eh bien î travaille. — Ne nous donne-t-on pas des heures, des journées mêmes que nous pouvons employer et utiliser à noire profil ?
ADOLPHE
Travailler! pas si bêle ! je connais trop bien les bénéfices de ma condition pour y renoncer comme ça. Je suis esclave, donc mon maître m'appartient, il est à moi. Il me doit la nourriture, le logement, rhabillement et les soins; seulement, je les voudrais plus convenables qu'ils ne sont dans cette maison, voilà tout. Habituellement^ c'est le maître qui choisit Tesclave... moi^ je iroudrais choisir mon maître.
TOH.
Voilà du nouveau !
ÀBOLFHB.
Que voulez-vous, c'est ma nature... Je ne dis pas ça pour vous humilier; mais moi je crois queje suis d'une espèce plus fine que vous, plus délicate; oui, j'ai de Tambition, être le nô-* gre d un grand seigneur. Voilà mon râve ! c'est fou. c'est extravagant, c'est impossible, n'est-ce past Eh bien! palsambleu ! comme dit Lovclace, j'y parviendrai (à mi-voix), quand je devrais m^enfuir, quand je devrais me voler moi-même à mes maîtres pour m*aller vendre ailleurs. Il fàut que je nage dans Topulence, il me faut du salin , du velours, du brocait, il me faut de la batiste et de Teau de Cologne; car je suis... je suis..*
TGV.
Tu es un imbécile.
CHbOÉ, annonçant.
Voici madame I
TOK
Maîtresse dans ma case ! (Bas à Adolphe.) VarVen et ne pense plus à cette folie.
ADOLPHB, è*en alkmt.
Il a beau dire, je ne resterai pas dans cette bicogue... et à la première occasion... [Il salue madame Shelhy qui entre.) Une maltresse qui marche à pied et qui n'a pas de gants... ça ne peut pas me convenir.. .