ACTE II, TABLEAU lil, SCÈNE Y
roain droite a été marquée au feu de la lettre H. Oo donnera 400 dollars à celui qui le ramènera vivant^ et la môme 'somme à celui qui donnora la preuve qu'il a été tué... » ?o\xàh [[(Après avoir lu, Kentucky erache sur l'affiche.)
l'aobbrcistb.
Que faite&-Yous P *
KBKT0GKI.
J'ai exprimé mon opinion, voilà.
L*AUBP.RGI$TE.
Cependant, Monsieur, je.crois, je pense...
KENTDCKI.
J'en ferais autant au rédaclour de cette annonce s'il était ici. Un homme (jui possède un esclave et qui ne sait pas mieux le iraiter, mérite de le perdre. De pareilles annonces sont la lion[«; de celte partie de T Amérique. Voilà mon avis, et c'est le vôtre aussi, n'est-ce pas? {En disant cela^ il marche vers l'aubergiste,)
l'aubergiste, reculant.
C'est évident. {A part.) Il ne faut pas contrarier ce gaillardlà.
&BNTUGKI, qui ^st allé prendre un tison pour allumer son cigare, à
Wilson qui va pour sortir.
Voyageur 1
WILSOR.*
Monsieur l
KENTDCKI.
Voulez-vous un cigare ?
WILSON
Non, merci, je n'en use pas ; voulez-vous une prise ?
« nSNTUGKI.
J'en use, tenez, voyageur^ moi» capitaine Kenlucki. J'ai des nègres^ et je leur dis toujours: Allez où vous voudrez... Je ne me soucie pas de courir après vous. C'est ainsi que je les conserve. Persuadcz-h ur qu'ils sont libres de s'enfuir quand ils en ont envie^ et ils n'y sonpjent pas. Bien plus, dans le cas où je viendrais a passer dans l'autre monde, j'ai préparé pour eux des lettres d'affranchissemenl. lis le savent, et me sont attachés jusqu'au dernier soupir. Traitez-les comme des hommes, et vous aurez des hommes ù votre service.
WILSON
Monsieur, je crois que vous avez raison. Celui dont le signaletùmX est donné dans cet avertissement, est un brave garçon.
KBNTDGKI.
Vous le connaissez?
WILSON
Il a travaillé plus de six ans dans ma manufacture de sacs^ 3t c^était mon meilleur ouvrier. Je Tavais loué & son maître^ un
homme dur. Georges est iogénieux. La machine qu'il a in^ ventée est réellement admirable; elle est employée dans plusieurs fabriques^ et son maître en a pris le brevet.
KBNTUCKI.
^e mul&tre lui a fait gagner de Targcnt, et, en récompense, il Ta marqué à la main droite ! Ah! si je tenais cet inf&me, je lui ferais de telles marques k lui, qu*i) les porterait toute sa vie. {En achevant ces mots, il appuie sa large main sur l épaule de l'aiibergiHe qui fléchit.}
L^AUBERGISTB.
Quel gaillard ! quel gaillard I