SCÈNE V
TOM et eVaNOBUNE viennent de droite; Tom ftaroit portant »ur ses épaulée une nusUe qui paraU peeante. Evangeline le euit — ADOLPHE.
tfVAN«BUIfB.
Prends garde, oncle Tom, pretads garde^ elle est lourde, couo malle. [A Adolphe qui parait portant un petit carton,) Voilà tout ce que tu portes, toi..» aide donc ce pauvre homme à déposer son fardeau.
ADOtPHB.
Tout de suite, miss... je vous préviens seulement que je ne suis pas fort... {En aidant Tom, et quand celui-ci relève la téte^ il le reconnaît.) Tom !... le père Tom !
TOM
Adolphe !
éVANGELlNE.
Vous vous connaissez ?
Nous «ivons appartenu au même maître... Dis-moi, mon ami, as-tu quitté Tliabitation depuis longtemps ?
ADOLPHE
Depuis trois jours... on m'a vendu... à vil prix !
TOM
A ton départ, avaitron des nouvelles..* d'Elisa, de son enfant?
ADOLPHE
Non, aucune nouvelle... si ce n'est que M. Halley les limait poursuivre.
TOM
Pauvres chers enfants!
tfVANêELINB!
Ne t'afflige pas, oncle Tom... je Vai entendu raconter & papa la fuite de ta ûlle... tu vois qu'on ne Ta pas encore repnse... Dieu est juste... on ne la reprendra i^as.
ADOLPHE
Tous allez vous trouver ici en pays de connaissance*.. Topsy est sur le bateau avec son ancien maître, M. Locker... vous savez bien, ce scélérat quia fait mourir la mère de Topsy... heui'eusement que la pauvre idiote ne se souvient de rien... Et vous, père Tom, à qui êtes- vous ?
ÉVANÇBLUIB.
A moL*. et comme il doit m'obéir, je lui ordonne de se reposer. {EUê le fait aeeeoir eur la matle.)
ADOLPMB.
A vous ?
ÉVANGELIKE.
Oui... papa me Ta donné.
ADOLPHE
Pour VOS élrennes ?
ÉVANGELINE.
Non, parce que je l'ai débiré et parce que papa me donne tout ce dont j'ai envie.
ADOLPHE
Une idée, miss... si vous demandiez à monsieur votre papa de m'acheter, moi, petit nègi e ?
ÉVAKGELINE.
Udis je n'ai pas envie de l'avoir> toi«