‹ L'Opéra-Comique pendant la Révolution de 1788 à 1801Chapitre 27 sur 38 · PRÉLIMINAIRES (I · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES (I

D'après les vues du gouvernement de faire de deux théâtres du môme genre un seul par le moyen d'une réunion, les théâtres de Favart et de Feydeau étant fermés, les artistes se réunirent en cette dernière salle pour ne former qu'une même société à l'avenir.

Mais comme l'opération n'était pas facile, attendu qu'il falloit mettre en état la salle Feydeau délabrée, avant de l'ouvrir, et cela par différentes réparations de tout genre, la nouvelle Société formée provisoirement par un acte sous seing privé nomma neuf commissaires pour être permanents à Paris, et leur donna pouvoir de faire toutes les opérations nécessaires à la nouvelle entreprise.

Les commissaires nommés furent les cy-après dénommés :

Camerani,

Ghenard,

Solié,

Fleuriot,

Philippe,

Rezicourt,

Juliet,

Gaveaux,

Lesage,

lesquels s'établirent dans la salle de l'ad» n du théâtre Feydeau à commencer du 1 er Fructidor au 9, pour mettre en exécution les travaux nécessaires et remplirais but de la Société, ainsi qu'il le paroît par les délibérés cy-après, faits par lesdits commissaires chargés de pouvoir» par l'acte de société. La régie des commissaires continua jusqu'à l'installation de la Société, laquelle en assemblée surveilla à toutes les opérations jusqu'à son organisation établie par le ministre de l'intérieur, qui, d'après les vues du gouvernement en Brumaire

(1) Sans date.

i/OPÊRA-COMIQUE

an 10 nomma ce théâtre Théâtre National de l'Opéra- Comique.

Le ministre môme ayant exigé par la suite des règlemens, il fut nommé un Comité qui se chargea de toutes les opérations, étant le gérant de la Société môme.

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