SCÈNE II LE5 MÊME5. MACHEATH
MACHEATH.
Salut, messieurs ! Je pensais bien à vous tout à l'heure, mais j*ai été retenu par une affaire inattendue... Sans façon, je vous en prie.
MATT
Nous allions justement nous s^arer pour aller au travail. Aurai-je llionneur de prendre Tair ce soir avec vous, monsieur, sur la Western Road.^ En buvant un verre li-bas avec les conduaeurs de diligence, j'ai appris qu'il y aurait des voyageurs qui vaudront la peine d'être rançonnés.
MACH£ATH
Je devais participer à cette expédition.... mais....
MATT. i
Mais quoi, monsieur?
MACHEATH. \
Y a-t-il quelqu'un qui doute de mon i courage ? <
MATT. I
Nous en avons tous été témoins. ]
MACHEATH. j
De mon honneur et de ma fidélité envers j la bande ? )
MATT
Je m'en porte garant. ;
Dans le partage de notre butin, ai-je jamais • j
manifesté la moindre cupidité ou injustice? i
MATT
Vos questions laissent supposer que l'on | vous a manqué de respect. Est-ce l'un des I nôtres ? !
MAUILATH.
Je VOUS tiens tous, messieurs, pour des hommes d'honneur, et comme tels vous ai en grande estime. Peachum est une personne qui nous est utile.
MATT
Voudrait-il nous jouer un mauvais tour?
Je lui flanque alors une balle dans la t^.
MACHEATH.
Je vous en prie, messieurs, agissez avec uct et discrétion. Le pistolet est votre dernière ressource.
MATT
Il n est pas au courant de cette réunion.
Les affaires ne peuvent pas marcher sans lui. C est un homme qui a des relations dans le monde, et pour la bande un agent indispensable. Un léger différend sest élevé entre nous, et jusquà ce qu*il soit aplani je
oblige de m'écartcr de son chemin. Cette brouille dans ma vie privée ne saurait avoir de conséquences fâcheuses pour mes amis. Il faut que vous continuiez a opérer sous sa direction, car si nous rompions avec lui, notre troupe serait ruinée.
MATT
J'admets qu'il nous rend d'aussi grands services qu'une sous-maîtresse de bordel à une putain.
MACHEATH.
Faites lui croire que j'ai quitté la bande, chose qui n arrivera jamais tant que je vivrai. Nous continuerons à nous voir à notre quartier général. Une semaine ou deux amèneront probablement la réconciliation.
MATT
Vos instructions seront observées. Il est à présent grand temps de gagner nos postes respectifs; nous vous disons donc adieu jusqu'au soir où vous nous retrouverez à Moor- Fields.
Je voudrais pouvoir vous suivre. Bonne chance.
(Il s 'assiiJ md^ialùfÊiimimt à U fahU.J
MATT
Allons ! Gagnons la route.
J'entends les diligences !
Garçons, latuque est proche,
A vos armes, et chargez.
Notre tir balaiera leur feu.
En or transformant notre plomb.
(Sjfn/fs au Jomd di la scèm, la hripmds chargent leurs pistolets, et Us passent à leurs ceintura ; puis ils partent, chantant le début en chetur.)
AIR aa, |