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Hs fe le maitre tar dre nn. doué 1 il fait briller le talent. A quelques exceptions | 4 & près, ce résultat ne peut être obtenu qu'au
détriment de la vérité dramatique. Il est im | possible qu’une forme mélodique, constam- x
tous les sentiments, quels qu’ils soient. Fu Le Barbier de Séville est incontestable . :ment l’œuvre capitale de Rossim. Jamais . poème ne fut mieux approprié au génie, au
tempérament du compositeur. L'ironie, lin-
souciante et folle gaieté, l'amour sans pass % “4 sion, l'amour goût, disait H. Beyle, et par- | . dessus tout le plaisir de vivre et de vivre heu- reux, rien ne convenait mieux à Rossini. Les
.. vocalises sont ici à leur place, tandis que dans . ses grands opéras, elles sont souvent en con-
” tradiction avec la situation. S'il fait EXCEp-
à EAN se
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ment harmonieuse ou brillante, comme les.
vocalises, puisse servir à l'expression de
tion dans Guillaume Tell, c'est qu'en des “ vant pour la scène française, il en avait - FA jusqu’à un certain point subi l'influence. Lai trio des conjurés est un morceau que lui seul 1 … pouvait écrire; mais pourquoi ne s'yestilpas : départi de son lyrisme habituel? Le propre du.
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”Iyrisme est de ne pres ue 1e toujours: sous lecharme et la rondeur des périodes, la médio-
4 | crité de l’idée ou l'indécision du sentiment. Le. pe
4 À grand style symphonique manque àcette scène,
qui cependant est grandiose. Pour compren-
| . dre comment l'orchestre, et l'orchestre seul, | pout exprimer des sentiments tumultueux,
justice fait déborder, il suffit d'écouter avec attention la scène de la prison dans Fidelio, de Beethoven.
Il ya des inspirations vraiment tragiques dans Oéhello, dans Moïse et dans Guillaume
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suivies de lieux communs symphoniques. La
siste en une profusion de mélodies heureuses
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. la muse lyrique peut offrir de séduisant y est à he EE ndu: à plaisir; il y règne une splendeur vo-
4 indignalion, l'exaltation d'un cœur que lin- : “
Tell; malheureusement elles sont souvent La | rade originalité de Guillaume Tell con- 3 à
4 comme il n’en existe nulle part. Tout ce que
5 cale sans pareille; l’élément musical scintille, : ï fascine ; l'oreille en est enivrée. L'impression | 4 ; néanmoins passe rapidement : c'est que la . tendresse est un sentiment presque inconnu à Rossini: la douleur surtout:lui est antipa- a ne thique. Ouai il la rencontre, il l'effleure ou 0
àson nn qui nec ce cas le Roi Ro À veille. Il évite ainsi de tomber dans le méloà dramatique, écueil où vient toujours échouer. + . la médiocrité. Un compositeur ordinaire veut- é 2 il peindre la douleur ou la mélancolie ? Rien ve de plus facile. Un chant conçu dans le mode 4 mineur donnera forcément quelque chose d' analogue à l'effet qu’il veut produire; mais LA ; one des accompagnements et des accords
: que nécessite ce mode, il pourrait signifier
toute autre chose. La tonalitéseule donne à ce. : A: chant ce caractère factice; l'inspiration qu. est toujours la vérité lui manque. Le com-… . positeur actuellement en vogue fournirait de
. nombreux exemples de ce genre que nous | nommerons mélodramatique, faute d’un mot Fi
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| meilleur. au # : En résumé, la musique italienne se distine a gue de la musique allemande par la prédo- + ù* .. minence de l'élément musical sur l'élément __ dramatique et par l'emploi de la mélodie de. ïs its à toute autre forme. Elle n’est pas non plus sans quelque analogie avec la stats L | tuaire antique : l'une est absorbée par la re-
cherche constante de la beauté plastiques :