‹ L'opéra et la symphonieChapitre 34 sur 45 · LES ROMANTIQUES · texte numérisé non relu

LES ROMANTIQUES

Hector Berlioz.

Lesauteurs qu'on nomme c/assiquessesont | toujours inspiré des sentiments les plus ten- dres, les plus nobles, de ce qu’il y a de meilleur dans l’ homme : par conséquent de tout ce qui est du domaine de l'expérience et qu'admet % la raison. Les romantiques recherchent d’au- . tres sentiments, d’autres passions : passions hyperboliques, étranges, quelquefois mal- à - saines, qu'enfante le cerveau en délire et qui nie - sont en dehors de la réalité, de la rationalité. de ne Le romantisme dont la dernière formule est » l'art pour l’art n’est pas nouveau. On le ren- me - contre dans l'acte des Champs-Elysées de … 18 de Gluck: plus tard dans /a Fonte des balles et la Chasse infernale du Free schütz de Weber; dans /e Songe d'une nuit

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ï ‘ disent nl ‘étaient das et qu tématiques; ils peignaient aussi avec. ane 1 sine particulière les orages du cœur. 4 > Berlioz n'est pas, comme on l'a dit, ke.

chef de cette école ; il n’a fait que l'exagérer. Les romantiques PA « se font remarquer | | par la recherche constante du pittoresque, du . ï merveilleux, du bizarre, par l’étrangeté dans | Eu # la forme et l’exageration dans l'expression. | a Incapables de charmer par de belles mélodies ou d'émouvoir par des effets vrais et SyMpa= 4 Dies, ils ont recours à des sonorités violen- : tes, à des combinaisons plus étranges que mu- D L'orchestre dont se contentait Beetho- à ven ne leur suffit plus; ils augmentent le à nombre des instruments et des instrumen= tistes. La sonorité en harmonie n’est cepen- : dant pas l'exagération du corps sonore, mais » he Le rapport savant, varié, original et toujours expressif qui unit entre eux les divers sons. di d une masse harmonique. Fe À . Pour réaliser de grands effets, il n’est pas w 0 de moyens exceptionnels ; l’idée suffit, ë pourvu qu'elle soit juste et forte. Elle sera

… d'autant plus saisissante qu’elle sera plus sim-

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| l'idée.

Les grandes réunions VobAleS et Ru Le ne

it irdnite : là pluralité Re moyens. ne Fo sert bien souvent qu’ à dissimuler IF absence de .

À | tes n’ont jamais produit et ne produiront ne 4

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| jamais que bruit et confusion. Il est impos- sible qu'il en soit autrement. D'abord le chef

% | d'orchestre ne peut donner l'impulsion à tous | les exécutants à la fois; les plus éloignés la

| reçoivent irop tard. Fe désordre est encore | plus grand si on multiplie les chefs d’orchestre. En outre les musiciens, occupant un trop | grand espace, ne peuvent se voir ni s'enten-

. dre, encore moins fondre et harmoniser leurs

1 différentes parties, toutes choses indispen- . Sables pour une bonne exécution. L'uniténe . peut donc exister, etles nuances délicates, un des plus grands charmes de la musique, disparaissent complètement. Pour faire chanter de grandes masses, il faudrait une musique

musique de l'avenir.

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d'un style particulier. Ce sera peut-être la

Berlioz avait certainement desecrètes aspira- 60

tions vers le beau, vers le grand; mais ilman- " - quait de ce que nous nommerons le sens hu- - main, qui inspire et sanctionne toutes les :

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