INTRODUCTION
Lorsqu'on propose l'emploi d'un médicament nouveau pour le traitement d'une maladie jusque-là rebelle à tous les moyens thérapeutiques, le monde scientifique s’empresse de l’essayer dans la pratique, de l’étudier dans les laboratoires, de contrôler enfin toutes les observations et les expériences de l’inventeur. Bientôt, tout le monde sait à quoi s’en tenir sur cette question, l’enquête scientifique ayant placé le nouveau médicament ou parmi les conquêtes utiles, ou parmi les tentatives définitivement condamnées.
Un critérium analogue doit guider le chirurgien qui veut se rendre compte des avantages et desinconvénients d’un nouveau . procédé opératoire. Seulement, son enquête doit être beaucoup
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plus longue et beaucoup plus minutieuse. Certes, il est peu dangereux, peut-être même n'est-il aucunement dangereux de donner à un malade quelques pilules d’une substance jusqu'ici inconnue dans la thérapeutique, mais dont les propriétés nous ont été révélées au laboratoire. Mais, lorsqu'il s'agit de juger de la valeur d'un procédé opératoire, nous faisons courir aux malades toutes les chances de l’inconnu, et iln’y a que l'autorité de son inventeur et le contrôle judicieux des raisons anatomiques, physiologiques et pathologiques, sur lesquelles le procédé est basé, qui puissent décider un chirurgien consciencieux à appliquer ce procédé sur l’homme vivant. Mais ce n’est pas tout, il faut en chirurgie poursuivre deux succès, l’un immédiat, l'autre ultérieur. Aujourd’hui le suceès immédiat, celui que M. le professeur Verneuil a appelé « sUCCÈS OPÉRATOIRE, » est presque la règle lorsqu'on ne s’écarte pas des principes généraux de la chirurgie moderne. Et, en effet, avec une bonne antisepsie, avec une hémostase soigneuse, l’innocuité des opérations devient chaque jour plus grande. Aussi, ce qui doit nous préoccuper le plus aujourd'hui, lorsqu'il s'agit d'établir la valeur d’un nouveau procédé opératoire, c'est son résultat ultérieur, ce que M. Verneuil appelle le résultat thérapeutique.
Il faut donc, en chirurgie, soumettre les procédés et les méthodes à un critérium mixte, critérium qui commence aux plus élémentaires notions de l'anatomie et qui finit aux problèmes les plus compliqués de la pathologie et de la clinique.
Imbu de ces principes, nous voulons aborder le sujet de notre thèse, après avoir toutefois sollicité l’indulgence de notre savant jury, pour toutes les incorrections dans lesquelles notre inexpérience peut nous faire tomber.
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Qu'il nous soit permis de remercier très sincèrement M. le professeur Duplay de l'honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de cette thèse. #l
Elève étranger, nous serions très ingrat si nous ne nous empressions pas de témoigner notre plus profonde reconnaissance envers la Faculté de Paris, pour la libérale hospitalité avec laquelle elle nous a laissé prendre part à tous ses travaux à côté des fils de la France.
Nous devons aussi remercier M. le docteur William Alexander, de Liverpool, pour l’empressement et la libéralité qu’il a mis à nous procurer sur son opération tous les renseignements que nous lui avons demandés.
Nous n'en finirions pas si nous voulions consigner ici les noms de tous les maïtres qui nous ont honoré de leur accueil généreux pendant le cours de nos études médicales. Cependant, nous ne voulons pas clore ces lignes sans témoigner toute notre gratitude envers sir Joseph Lister pour tous les services scientifiques et personnels dont nous lui serons toujours débiteur.
Division du sujet.
Nous avons divisé notre travail en trois chapitres, comprenant : le premier, quelques considérations générales sur la physiologie pathologique, la pathogénie et les traitements des déviations et des déplacements de l'utérus; le second sera consacré à l'étude de l'opération d’Alexander (il sera donc divisé en plusieurs parties, et comprendra tous les éléments dont il faut tenir compte lorsqu'on veut faire l’appréciation judicieuse d'un procédé opératoire) ; enfin, dans un troisième
3 ARR NS | chapitre, nous placerons les observations cliniques et \eg tes dérations pathologiques sur lesquelles nous basons les conclu. Le sions qu'on trouvera à la fin de cette thèse. | La bibliographie relative au raccourcissement des ich
ronds sera aussi complète que possible. Il n'en sera pas de
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qui forment la première partie de notre travail, et dans lesquelles on trouvera une opinion mixte résultant de la lecture de la plupart des auteurs classiques qui ont traité la question dont nous allons parler. /n media via tutissimus ibis.
même de celle qui se rapporte aux considérations générales
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