‹ L'opération de Babcock dans le traitement du cancer du rectumChapitre 13 sur 45 · IV. — SOINS PER-OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

IV. — SOINS PER-OPÉRATOIRES

Au cours de l’opération, il faut surveiller le malade de très près. Il est bon de prendre la tension artérielle toutes les cinq ou dix minutes, et une pratique qui nous paraît recommandable consiste à installer, dès le début de l’opération, une transfusion en goutte à goutte à débit réglable. À la moindre chute de tension, le débit est accéléré. Si la défaillance est très marquée, l’opérateur peut même suspendre momentanément l’opération. Nous pensons qu’à condition de ne pas en employer de trop grosses quantités, le sang constitue le meilleur déchoquant, et nous nous méfions beaucoup des diverses drogues dites tonicardiaques, dont les’effets stimulants peuvent être suivis d’une phase d'action inversée.

À défaut de sang, le plasma ou le Subtosan nous paraissent devoir être employés.

Dans tous les cas, on doit éviter les tractions brutales sur

rot

l'intestin, qui sont très choquantes. On peut d’ailleurs infiltrer le méso-sigmoïde et les tissus péri-rectaux de novocaïne. Entre le temps abdominal et le temps périnéal, le changement de position doit être effectué avec la plus grande douceur, car il peut être cause d’une défaillance importante de l’opéré.

Si le malade a été très fatigué par le temps abdominal, il ne faut pas craindre d’attendre une demi-heure et même plus avant de passer au temps périnéal. Pendant cet arrêt, on fait de la réanimation, et on ne reprend le bistouri que lorsque la tension est remontée à un chiffre convenable. Si elle s’obstine à rester basse, on peut même envisager de renvoyer le temps périnéal au lendemain.

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