‹ L'opération de Babcock dans le traitement du cancer du rectumChapitre 30 sur 45 · A ES · texte numérisé non relu

A ES

excellente. Le ventre est rapidement refermé aux crins profonds perdus et aux crins cutanés.

L'état général de la malade est resté bon, la tension n’a que très peu baissé. On installe un Subtosan intraveineux et, sans se presser, sous une anesthésie minime, on commence le deuxième temps, une vingtaine de minutes après la fin du premier temps : on fait un décollement très satisfaisant de la muqueuse ano-rectale, jusqu’au-dessus du sphincter. On la ferme en bourse, au moyen d’une solide soie. On pratique une incision postérieure du sphincter et du plancher pelvien, jusqu’au coccyx. On trouve tout de suite le clivage postérieur. Quelques coups de ciseaux en avant permettent de trouver assez rapidement le clivage antérieur.

L’intestin descend à ce moment là et s’extériorise jusqu’à la section haute du méso, faite au temps abdominal. Section du côlon, à 5 ou 6 centimètres du sphincter anal. On met en place deux ou trois points séro-cutanés. On reconstitue le sphincter par un double point en U, au catgut chromé. On place un mèche iodoformée et un drain dans le clivage présacré, avec saupoudrage au Septoplix.

Suites opératoires. — On fait de la pénicilline, par voie générale. Les suites sont normales. Il n’y pas de choc. L’intestin se sphacèle rapidement, jusqu’au niveau du sphincter. Les gaz sont émis assez rapidement, vers le deuxième jour. Les matières passent au bout de cinq ou six jours. La cicatrisation est très retardée par une suppuration intense de la région sacrée. Il existe certainement là, par ascension du sphacèle, un pertuis de communication qui entretient l’écoulement. Cependant, les selles s’évacuent normalement par l'anus, bien constitué et tonique.

La malade quitte la Clinique au bout d’un mois, allant à la selle normalement, mais gardant sa fistule pré-sacrée.

L'état général est franchement mauvais.

Cette femme, obsédée, présente des troubles psychiques et refusé obstinément de s’alimenter. C’est dans ces conditions qu’elle retourne dans son pays, où l’anorexie mentale persiste malgré tous les traitements.

La cachexie fait de rapides progrès et l’emporte deux mois et demi après l’opération.

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