‹ L'opération de Babcock dans le traitement du cancer du rectumChapitre 37 sur 45 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Docteur NARD (Libourne).

M" R.., soixante-quatre ans. Hôpital Sabatié. Cancer de la face postérieure du rectum.

Opération de BaBcock-BAcoN, le 21 mai 1947.

Il s’agit d’une femme grosse, éthylique, congestive. Elle présente, en plus de son cancer, un fibrome multilobé, calcifié, qui entraîne l’hystérectomie et qui même, pendant un certain temps, au début de l’opération, fait qu’on se demande s’il n’y a pas eu erreur de diagnostic par le toucher rectal. En réalité, il y avait coexistence de ce fibrome calcifié et d’un volumineux cancer confirmé par la suite par le laboratoire : épithélioma cylindrique.

L'opération se déroule de façon correcte, mais, dès le sixième jour, sans qu'il y ait aucun signe abdominal, alors que le ventre est souple et que les urines paraissent en quantité suffisante, qu’il n’y a pas de fièvre et qu’il y a même eu, le septième jour, des selles abondantes, cette malade fait du délire paraissant d’origine toxique, probablement en rapport avec son éthylisme, et le huitième jour elle meurt, toujours sans aucun signe abdominal, sans fièvre, en état de délire, avec une défaillance cardiaque progressive.

Il est à remarquer que c’est vers le sixième ou le septième jour que le Docteur NaRp a constaté, chez certains opérés, des phénomènes toxiques dus probablement à une résorption importante au niveau du vaste décollement opératoire. C’est, néanmoins, le seul cas dans lequel ces phénomènes aient entraîné la mort, et il s'agissait d’une éthylique. C’est d’ailleurs le seul décès opératoire de la série.

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