SUTURE DE LA PAROI
Il nous reste à étudier, avant de conclure, deux points particuliers : 1° le traitement du segment intestinal compris entre la colostomie iliaque gauche, si celle-ci a été préalablement établie, et la section haute du sigmoïde ; 2° le rétablissement ultérieur de la continuité.
Traitement du cul-de-sac intestinal, situé entre la colotomie préalable et la section haute du sigmoïde.
Dans les observations que nous rapportons, il fut pratiqué quatre anus préalables, dont deux pour des occlusions intestinales aiguës : Obs. 1, 4, 17 et 19.
Dans Observation 1, la section haute de l'intestin fut pratiquée aussi près que possible de la sigmoïdostomie. Puis il fut suturé.
Dans l’observation 4, la conduite fut différente :
«On désinsère l’anus iliaque, on sépare les 2 bouts de la colostomie. On libère le bout inférieur qu’on réduit dans le ventre fermé par une branche du petit. écraseur de De Martel. On réinsère le bout supérieur en anus terminal./On rétrécit la plaie ».
Dans l'observation 17 : « Section du côlon sigmoïde au-dessous de son milieu, à 10 em. environ de l’anus iliaque, entre les deux branches de l’écraseur de De Martel. Fermeture du bout supérieur par le procédé de Mayo avec deux bourses d'enfouissement superposées ».
Dans l’observation 19 : «/Le petit bout sigmoïdien restant entre l’anus iliaque et la section sigmoïdienne est retourné en doigt de gant et laissé en dehors comprimé par un petit écraseur ». Par conséquent, dans la moitié des cas, il fut procédé à l’ablation du segment intestinal restant. Lorsqu'il fut conservé, il n’en résulta aucun inconvénient. Cependant, les matières pouvant s’y accumuler, il semble préférable de l’ôter. Si on le conserve, il importe de respecter au maximum sa vascularisation. |
Rankin pratique souvent son ablation ; il utilise un procédé qui se rapproche de la technique utilisée dans l’Observation 19. Après la fin de l'intervention, il pratique la ligature du méso de la portion restante. Une pince introduite par le ventre vient prendre la ligature posée sur le bout inférieur du cul-de-sac. Elle sert à la refouler, à l’éverser dans la lumière intes-
tinale.
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Par l’extérieur, une seconde pince à griffes saisit le fond de la poche et l’attire au dehors. Fermeture du péritoine par le ventre, afin d’éviter la contamina-
tion ; ablation secondaire.
Comme on le voit, la colostomie iliaque gauche complique souvent l'intervention, nécessite parfois un temps supplémentaire. Raison de plus ‘pour lui préférer la typhlostomie.
LS
Le rétablissement secondaire de la continuité :
L’anus définitif est assurément une infirmité que lon peut également reprocher à l’abdomino-périnéale. Cependant, bien des malades s’y adaptent. Nous n’en voulons pour preuve que l’histoire du malade n° 12. Peu à peu, il s’est adapté à son état. Les selles sont devenues régulières, il arrive à se passer de poche et personne dans son entourage n’a remarqué son infirmité. Pourtant, bien des malades, surtout les jeunes, réclament avec insistance le rétablissement de la fonction normale.
Cest pour éviter cet inconvénient que certains auteurs ont recherché à rétablir la continuité dès la fin de la première intervention.
Mais si, dans certains cas, ce rétablissement de la continuité est techniquement impossible : côlon court à méso gras, mal vascularisé, il est des cas où cette conduite serait particulièrement risquée : sujets fatigués, âgés. |