‹ L'Opération de Kronlein dans les Affections de l'OrbiteChapitre 28 sur 30 · MALE · texte numérisé non relu

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le globe oculaire en dedans; le périoste incisé et la graisse qui fait hernie écartée, enlevée.

La moitié postérieure du globe, l'entonnoir musculaure, les deux tiers antérieurs du nerf optique apparaissent bientôt et sont vus par l'opérateur. La brèche osseuse, faite à la paroi, l’écartement du globe et du volet donnent un jour de 5 à 6 centimètres de largeur, sur 3 à 4 de hauteur.

La partie antérieure du nerf optique est à moins de 3 centimètres; Le nerf est à découvert dans toute son étendue, sauf dans son 1/3 postérieur où il est protégé par le reste de la paroi externe, portion dé la grande aile du sphénoïde. Mais ce 1/3 postérieur du nerf optique, s'il ne peut être vu, peut être atteint par le doigt ou par l'instrument:

Si la tumeur est dans l’entonnoir musculaire formée au dépens du nerf optique, il faudra ne faire qu'une section temporaire du muscle droit externe. 1 4

La libération d’une tumeur de la paroi interne de l'orbite, moins aisée certainement, exposant l'opérateur à des sections musculaires multiples, doit être possible.

Dans le cas d’une tumeur paraissant de nature maligne, si l’on veut tenter la conservation du globe, il faudra évider l'orbite comme on le ferait après une énucléation.

Sauf dans ces circonstances, l’hémorragie est peu abondante, arrêtée par compression avec des tampons aseptiques.

La tumeur enlevée, le volet osseux vient combler la

brèche.

Sokolow a compliqué sans nécessité, cette Intervention

rage

si simple, en faisant des sutures osseuses qui sont au moins inutiles.

Le volet osseux en place, la suture cutanée est faite; intra-dermique si possible.

En résumé, voici les divers temps de l'opération :

1° Incision cutanée ;

2 Incision du périoste, libéré de ses adhérences à la face interne de la paroi externe de l'orbite ;

3 Sections osseuses et mobilisation du volet temporairement reséqué ;

4° Ablation de la tumeur ;

> Mise ‘en place du volet et sutures cutanées.

Les suites de l’opération devront être simples. Si l'on craint une hémorrhagie trop abondante, on devra drainer dans la partie inférieure de la plaie, enlever ce drain le plus tôt possible.

Sinon, pas de drainage et pansement aseptique. L’exophtalmie peut non-seulement ne pas diminuer, dès le premier Jour, mais elle peut même augmenter, ce ne sera que d’une façon temporaire.

Vers le sixième ou septième jour les fils sont enlevés. La cicatrice, si la suture intra-dermique a été faite, est à peine visible. |

S'il y a signes d'infection de la plaie, élévation de la température, douleurs orbitaires, rougeur et gonflement, il faudra immédiatement faire sauter les points de suture, ouvrir largement et drainer,

3° Modifications apportées au procédé de Kronlein. — Sokolow a fait la suture osseuse du volet réséqué. Cette suture complique l'intervention, elle n’est

LA Eee

pas nécessaire pour avoir une coaplation parfaite du fragment de la paroi externe de l'orbite.

Braünschweig et Ellinger ont fait suivre l'opération de Krôünlein de la suture des paupières. Dans les deux cas, il s'était produit une hémorrhagie rétro-bulbaire.

Axenfeld recommande la blépharoraphie pour prévenir la kératite, si fréquente après la résection des nerfs opüque et ciliaires. Un pansement aseptique remplira le même but.

Crermak conseille, pour obtenir un jour plus grand, de réséquer une partie de Fos malaire lui-même, il n’a pas pratiqué son opération sur le vivant.

Dans le procédé que Jonnesco avait imaginé pour sa première opération, l'incision verticale allait du rebord orbitaire supérieur à la tubérosité molaire. Des deux extrémités de cette incision partaient deux autres traits horizontaux, tracés dans la région temporale. Ils avaient de 6 à 7 centimètres de largeur.

Somme toute, l'opération de Krônlein n’a subi aucune modification ; elle à gardé tous ses avantages, elle a conservé ses inconvénients. Dans la majorité des cas, la mobilité du globe oculaire est gravement atteinte, l’abduction surtout très limitée ; parfois aussi, la paupière supérieure reste tombante.

Le chirurgien, en évitant autant que possible les sections musculaires, en opérant avec asepsie, devra prétendre à des résultats plus parfaits que ceux obtenus jusqu'ici par l'opération de Krünlein.

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