Communication orale, lü août 189o
IIÉTÉROPLASTIE
de trépan fraîchement faites. Ces corps étrangers auraient l’avantage, d’après l’auteur, de ne déterminer aucune adhérence avec les tissus sous-jacents; ils protégeraient, de plus, la cicatrice contre les traumatismes ultérieurs, contre les battements du cerveau, et enfin contre la hernie du cerveau
Nous ferons remarquer que A. Fraenkel a été précédé dans cette façon de faire par les sauvages des îles Pomotou, et par ceux des îles de la mer du Sud. Chez ces derniers, en effet, ainsi que nous l'avons déjà dit, page 31. ce n’est pas, bien entendu, à des plaques de celluloïd qu’on a recours, mais à des morceaux de noix de coco.
Voici la narration de ce fait :
« Les sages de ces îles se sont imaginé que les maux de tète, les névralgies, les vertiges et autres affections analogues provenaient d’une fente du crâne ou de la pression des os de la cervelle. Le remède qu’ils ont inventé consiste à taire, dans le cuir chevelu, une incision en forme de T et à racler le crâne lui-même avec un morceau de verre cassé jusqu’à ce que la dure-mère apparaisse, et qu’un trou, large comme une pièce de 2 francs, soit obtenu.
« Dans la moitié des cas, cette opération tue le patient; s’il survit, on bouche le trou avec un morceau de noix de coco très mince et poli qu’on emboîte sous le cuir chevelu1 2. »
1. Alexander Fraenkel, L'eber Dec/cung. Von trépanations defecten am Schüdel durch Ihteroplastik (Wiener Klin. Woch ., Wien, 9 juin 1890, n° 25, p. 475-476).