Ibidem
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dont se sert H. Hintersloisser sont transparentes, jaunâtres.
Ces dernières ont l'immense avantage, à cause môme de la transparence, de laisser voir au-dessous d’elles ce qui se passe du côté du cerveau, s’il ne se forme ni pus. ni sang, ni aucune altération particulière; ce serait donc à celles-ci que l’on serait autorisé à donner la préférence.
Quant à déterminer le moment ou l’on doit appliquer ces plaques, il y a à cet égard des divergences notables d'opinion. C’est ainsi que Fraenkel, Hintersloisser, Billroth etFillenbaum les appliquent immédiatement après l’ouverture du crâne; von Eiselberg, au contraire, conseille de ne pratiquer l’occlusion que deux semaines après l’opération.
Au lieu du celluloïd, von Lesser, s’est, servi de liège et de caoutchouc; mais ces substances ont une grande tendance à s’éliminer.
Dans le môme but, Booth et Farguhar (1893) ont utilisé une plaque d’aluminium; mais ils furent obligés de l’enlever le troisième jour.
Les anciens chirurgiens ont eu recours à l’or, le fait est curieusement rapporté par Ambroise Paré : ce chirurgien raconte l’histoire des barbiers qui, après perforation du crâne, mettaient sous la peau de leur client une pièce d’or. Mais sceptique, il ajoute : « Je crois que bien plus tost ils la mettaient en leur poche. »
Nous avons dit, page 241, que les plaques métalliques ont l’énorme inconvénient d’être trop bonnes conductrices du froid et de la chaleur. Ce fait avait été bien observé par, Lap-
rey : ainsi, les quelques blessés de guerre qui avaient de larges perles de substance crânienne, à la suite de coups de sabre le plus souvent (comme à la bataille de Landrecies, par exemple, où plus de 50 p. 100 des blessés eurent des plaies du crâne par arme blanche) avaient’ à souffrir de la plaque protectrice métallique dont on les avait gratifiés. Et Larrey a raconté à ce propos l’histoire de plusieurs invalides, qui, porteurs de plaques protectrices en argent, moururent d'insolation aiguë.
Quoi qu’il en soit, il est bien difficile, quant à présent, de se prononcer sur le résultat définitif de ces opérations, et ces expériences sont encore trop récentes pour se faire une idée de leur valeur. A. Chipault 1 a réuni la plupart des cas publiés et a compté plus d’insuccès que de succès. Il est vrai que le dernier mot n’est pas dit sur ce point, et que telle opération dangereuse pour celui-ci, peut être inolfensivejpour celui-là et même donner des succès chez un autre.
Si nous nous résumons, nous conclurons en disant que l’hétéroplastie, la réimplantation des rondelles et le transport de f fragments osseux éloignés ont donné des résultats absolument aléatoires.
Au contraire, l’autoplaslie ef la résection temporaire ont fourni jusqu’à présent d’assez bons résultats.
Quant au choix à faire parmi ces méthodes, nous pensons que les procédés de trépanation avec conservation du périoste, ou mûmej d’oc-
I, Locw oit.
IIÉTÉROPLASTIE
clusion de l’orifice avec une pièce J’os décalcifiée, nous paraissent être amplement suffisants lorsque les pertes de subtance sont peu étendues.
Au contraire, ils deviennent insuffisants, quand on pratique de vastes brèches que l’on veut ensuite combler. A ces larges pertes de substance sont applicables les résections temporaires que nous venons de décrire avec détails.
D’après A. Chipault', les procédés permettant de fermer les orifices crâniens peuvent entrer dans la classification suivante :
1° Restauration à l’aide de pièces n’ayant aucune connexion vasculaire avec les bords de la plaie (hétéroplaslie) .
a. Pièces non vivantes ( Placlues métalliques.
( Hétéronécroplastie ). j os’ décalcifiés.
7 iv > i,, i , , / Soit un animal.
b. Pièces détachées de- 1 Soit un homme.
puis peu d’un sujet vi- \ Soit le sujet lui-même
vant ( Hétérobioplasiie ). / (fragments d'os ron-
' 1 ' t déliés de trépanation).
2° Restauration à l’aide d’une pièce ayant conservé des connexions vasculaires avec les bords de la plaie [autoplaslié] .
a. Autoplastie périostique.
b. Autoplastie ostéopériostique ou résection temporaire.
Périoste et lambeau cutané.
Os et périoste dans le lambeau cutané.
t. A. Chipault, V ostéoplastie crânienne ( Gazette des Hôpitaux, Paris, 1893, n» 83, pp. 786-791 et n° 86, pp. 813-822).
c. Autoplastie par glissement.
Lambeau cutané ostéo-périostique emprunté aux parties voisines.
Celte classification, que nous donnons sous forme de tableau, aide à résumer en quelques mots tous les points que nous venons de développer sur l’étude intéressante des restaurations crâniennes.
Accidents opératoires.
a. Hémorragie. — Celle-ci peut provenir des vaisseaux delà peau, du tissu osseux, de la duremère et des sinus de la dure-mère, et enfin du cerveau. Nous avons suffisamment indiqué la façon de lutter contre l’hémorragie de quelque façon qu’elle soit produite (voir p. 212, 221 et 229), nous n’y reviendrons donc pas.
1 3 . Œdème aigu et méningo-encéphalite . — On évitera ces accidents par une antisepsie sévère ou une asepsie méticuleuse. Ils sont jusqu’à un certain point imputables au chirurgien, à moins que le malade n’ait été préalablement infecté par le traumatisme.
y. Hernie cérébrale. — L’encéphalocèle ou bernie du cerveau résulte de l'inflammation de la peau et du cerveau. On peut donc mettre obstacle à sa production en usant des précautions auxquelles nous venons de faire allusion pour empêcher l’œdème aigu et la méniugo-cncéphalite.