Communication orale
3. J. de Haye, Archéologie préhistorique , 1888, p. 173, fig. 26.
4. Capitan, Hecherch.es expérimentales sur les trépanations préhistoriques [Huit, de la Société d’anthropologie , Paris, 188?, p. 533).
ross (Ouled-Zian et Beni-Ferrah) et dont le but est d’enlever au crâne une plaque osseuse carrée. Peut-Être la trépanation à laquelle ils ont souvent recours n’est-elle que le résultat d’une tradition léguée par leurs ancêtres de l’âge de pierre ; peut être les instruments qu’ils emploient, et en particulier leur scie droite, ne serait-elle que l’imitation de la scie en silex ou du fragment de silex à bord tranchant, ébréché, formant scie, qui devait servir à la trépanation posthume dans les temps préhistoriques.
Quoi qu’il en soit, et c’est Amédéc Paris qui nous l’a appris’, les instruments employés autrefois par les Kabyles de l’Aouress, dans la province de Constanline, outre le rasoir emprunté à la civilisation européenne et une serpette recourbée, se composaient :
1° D’une scie simple (lig. 33) ;
2° D’une scie double (fig. 34);
3° D’un élévatoirc droit (fig. 33);
4° D’un élévatoire courbe (fig. 36).
L’examen de la planche représentant ces instruments (p. 33), nous dispense d’une description détaillée.
Le principal objet du pansement de la plaie céphalique, qui résulte de la section osseuse, est une j nlacjue de cuivre (fig. 37) repoussée sur une de scs faces et percée de trous destinés à laisser s’échapper les produits de la suppuration et aussi
1. D1' Amédée Paris, Mémoire sur la trépanation céphalique pratiquée par les médecins indigènes de l’Aouress (tribus des Ouled-Zian el des Beni-Ferrah, province de Constanline), Paris, 1863, pp. 10-14.