‹ L'opération du trépanChapitre 24 sur 114 · Celse, loc. cil · texte numérisé non relu

Celse, loc. cil

3. Malgaigne, ÜEuvres de A. Paré. Note sur les trépans , t. II, 1840, p. 56.

Fig. 46. — Dùtermi nation du bregma par la méthode (le Celso (d'après Scultet).

TRÉPANATION AU MOYEN AGE

garnis de bourrelets circulaires qu’ils nomment -pvnxva. fixTiziaza, parce qu’ils ne peuvent pas tomber sur la dure-mère, étant retenus par les saillies qui les garnissent, mais ces instruments ne paraissent pas mériter qu’on les adopte*. » 11 n’employait que deux instruments : le cpaxwro; et le y.où.i'jy.o- ( cycliscus ). Ce dernier était un ciseau creux qu’on enfonçait dans l’os avec le maillet et qui enlevait une rondelle osseuse. Quant au premier, c’était un couteau terminé par une extrémité mousse arrondie ( couteau lenticulaire); on ne pouvait en faire usage qu’après avoir enlevé la pièce osseuse avec la tenaille incisive : ctjzxypx. Pour le faire manœuvrer, il suffisait de frapper sur son bord, également mousse, avec le maillet.

Moyen are. — Paul cl'Egine (xii° siècle) pratiquait la trépanation en deux temps. Ainsi, le premier jour il rasait la tète à l’endroit blessé et laisait sur le cuir chevelu deux incisions se coupant comme la lettre X; il disséquait les quatre angles de façon à dénuder la portion osseuse a trépaner, et appliquait un pansement a la charpie. Le lendemain, il pratiquait la perforation de l’os malade.

Si l’os était faible, il l’enlevait avec des ciseaux exciseurs en se servant d’abord des cœlisques les plus larges, puis des méliotes. 11 frappait ensuite doucement avec le maillet pour éviter l’ébranle-

•1. Galien, cité in Chirurgie de Paul d’Egine, pp 371 et suiv.

menldelatête, en ayant soin de placer au-dessous, pour protéger la dure-mère, le méningophylax.

Si l’os élaiL solide, ilfaisait usage, pour le perforer, des tarières appelées obaptistes , et ensu ile finissait la trépanation avec les ciseaux exciseurs1.

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