Jean de Vigo, Chirurgia compencliosa, Venet., 1S
2. Jean de Vigo, La Pratica universale in cirugia, Venctia, MDLXV1I1, libro primo, delle ferite, p. 212.
L’OPÉlt ATION DU TRÉPAN
ne pouvons nous faire une idée que par les figures d’André de la Croix.
Mcirianiis Sanctus, de Barletta (1514), élève de J. de Vigo, était grand partisan du trépan. Il n'a nommé que trois instruments dans ses ouvrages, raspatorium , terebella el trepanum , qui ne sont pas abaplistes ‘.
Il rejetait l’usage de la gouge et du maillet2, et trouvait ridicules les emplâtres usités pour guérir les enfoncements du crâne’.
On ne s’explique pas bien ce qu’étaient ce terebella et ce trepanum que Marianus Sanclus a nommés sans les décrire, et J. -F. Malgaigne s’est demandé si ce n’était pas le trépan perlbralif et le trépan à couronne renouvelés de Celse4 : il croit que Marianus Sanctus ne connaissait pas les instruments de son maître J. de Yigo, qui, probablement, ne les avait pas encore inventés lorsque Marianus quitta Rome.
J. Bérenger , de Carpi (1550), outre le perforatif ou tarière abaptiste (fig. 86), a figuré huit, trépans sans couronne, dont quelques-uns ont été reproduits par André de la Croix sous la dénomination de trépan à deux ou plusieurs ailes , trépan à lime , trépan à image; ce dernier est un véritable trident5.
1. a. Compendium chirurgien , Roma, 1514; 1). Super textu Avicennœ : De Calvariæ curatione, Roma, 1526.