‹ L'opération du trépanChapitre 27 sur 114 · Ambroise Paré, loc. cil., pp. cxv-ccxvtn · texte numérisé non relu

Ambroise Paré, loc. cil., pp. cxv-ccxvtn

(fig. 81) et le maillet de plomb, ou avec le ciseau etle maillet (fig. 82).

A. Paré incisa i t la duremère, quand il soupçonnait, audessous d’elle, une collection purulente ou sanguine, celte incision était faite au moyen d’une lanceLfeou

rUnn KicImuM Fig. S2. — Figures de divers ciseaux et

U UIl niblOUll IL pincettes avec maillet de plomb (A. Paré).

courbé (fig. 83).

Il plaçait ensuite une tente de plomb canulée (fig. 84, A), sorte de tube à drainage, destinée à

Fig. 83. — Lancettes et bistouris dostinés à inciser la duremùro (A. Paré).

donner issue aux liquides retenus entre le crâne et la dure-mère ; à travers ce drain, il faisait des injections détersives au moyen d’une seringue (fig. 84, B), ou bien comprimaitla dure-mère avec

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un instrument mousse (fig. 85) pour donner issue aux liquides épanchés au-dessous de cette membrane.

Après l’opération, il appliquait sur la duremère de la charpie; le lendemain, un digestif fail d’huile rosat, de jaune d’œuf et d’un peu de térébenthine de Venise. Le quatrième jour passé, on y plaçait un mélange chaud de miel rosat et d’huile de térébenthine à parties égales, auquel on ajoutait de la poudre de mastic, de l'aloès, de l’iris et un peu d’eau-devie. Enlin, par-dessus le tout, des cataplasmes faits de farine d’orge et de fèves cuites dans de l’oxymel et de l’huile rosat, etc.

Pour Ambroise Paré, les endroits où il ne fallait pas trépaner étaient : les sutures, les tempes et les fontanelles.

A. Paré étendait l’emploi du trépan non seulement aux traumatismes du crâne et aux épanchements, soit sanguins, soit purulents, situés entre la dure-mère et les os, mais encore à la carie du tissu osseux crânien

et la duro-mèro gue (A. Paré).

B, serin-

Fig. 85. — Instrument destiné à comprimer la dure-mère et à l'abaisser afin de dounor issuo à la sanie (A. Paré).

1. A. Paré loc. cit. — Voir aussi Œuvres complètes d’Ambroise Pare, par J.-F. Malgaigne, Paris, 1840, t. IL, pp. 1-16.

À la même époque, (les recherches importantes sur le trépan furent faites en Italie, et, ainsi que nous l’avons déjà dit, A. Paré les mit à profit.

Jean de Virjo (1517) inventa les instruments suivants pour faire la trépanation : d’abord un trépan à couronne mespilée , ainsi nommé parce que cette couronne avait la forme d’une nèlle, en latin mcspilum. Cette couronne mespilée était armée d’une pointe centrale, et appelée, à cause de cela , instrument mâle , pour frayer la voie; puis une couronne sans pointe, instrument femelle, pour continuer jusqu'à la table interne, et alors seulement on utilisait la couronne aùaptiste , ou instrument de sécurité (instrumentum securitalis).

Ce dernier instrument est une couronne de trépan garnie, à quelque distance au-dessus de la scie, d’un bourrelet circulaire l’empêchant de pénétrer dans le cerveau '.

La grande préoccupation de Jean de Vigo est précisément de ne pas blesser les méninges et la substance cérébrale. C’est cequi ressort de la lecture de ses écrits où se trouvent énumérés les différents instruments dont il se sert pour trépaner, ainsi que'ceux qui existaient déjà de son temps*.

Il est fâcheux qu’il ne nous ait pas laissé de figures représentant ces instruments dont nous

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