J.-F. Malgaigne, loc. cil., p
André de la Croix a décrit le trépan des Français (fig. 102) garni d’une rangée transversale de trous dans lesquels s’engagenldcpetiles chevilles qui empêchent la couronne de s’enfoncer plus qu’on ne le veut. (Voyez Guy de Chauliac, p. 5;j.) Mais il proposa de remplacer celle disposition par un simple anneau mobile et susceptible de s'élever ou de s'abaisser sur la couronne , ainsi que cela se pratiquait à ltome(fig. 103) et à Venise(fig. 104).
Ci-dessus, deux figures (p. 7u, fig. 10o et 106) représentant des ouvertures faites au crâne avec le trépan perforatif et le trépan à couronne.
Dix-septième siècle. — En Allemagne, Fabrice
de Iiilden (1641), élève de Griflonius, E inventa un êlévatoire composé d’un foret ou vis (A), A dont l’extrémité su-
périeure supportait
F, o. 107. - ^vatoire de Fabrice do un Joviei* E (fig. 1 07).
A l’autre bout de ce levier, se trouvait fixée une plaque C se plaçant sur un point du crâne approprié à la hauteur voulue, au moyen d’une vis D ; on élevait alors peu à peu le levier jusqu’à ce que le fragment enfoncé fût remis en place1.
1. Ouilhelmi Fabricii Hildani, Observationum et curatiomim chirurgicarum centuriœ omnes. Lugduni, 1641. — De Elevatione cranii in adultioribus prœcipue, Centuria II, observ. IV, p. 139.
L’instrument que préférait Fabrice de Ililden était le trépan à couronne conique, munie dune pyramide à son centre. « Le rebord de la couronne présentait des dentelures obliques sur toute la longueur ; il fit garnir l’instrument d une noix mobile, par laquelle on lui imprimait des mouvements de rotation. Dès qu’il était parvenu au diploé, il retirait la pyramide et achevait l’opération avec la couronne seule.
« Il modifia aussi le tire-fond, qu’il compliqua d’un trépan perforatifet d’un levier formant avec lui un triangle l. »
Les chirurgiens français du dix-septième siècle s’appliquèrent à simplifier les instruments et la technique opératoire.
Citons : De Vauguyon (Paris, 1696), Antoine Boirel (Alençon, 1677), Mehée de la Touche (Meaux, 1675). Ce dernier pratiqua sur le môme individu cinquante- deux trépanations, dont vingt-sept allaient jusqu’aux méninges2.
En Italie il exista, à cette époque, de très hardis chirurgiens trépaneurs:
Jérôme Fabrice d’Acquapendente (1537-1619), professeur à Pavie, adopta la Iréphine dont le manche (fig. 108) pouvait s’appliquer à différentes couronnes. Il garnit les couronnes de quatre ailes et Unissait l’opération par l’action de la tenaille incisive ou du maillet3.