De ef/icaci Medicina , Francof., 1636, part. Il, p
4. L’Arsenal de chirurgie de feu Scultet, trad. Debore, Lyon, 1676, p. 5, table II, etc.
les trépans ailés, les perforalifs, mais rejeta complètement l’usage de la gouge '.
Pierre de Marchettis,de Padone{\ 589- 1673), trépana dans
((ig. 110). Ces deux trépans devaient se monter sur un manche droit, que J. Scultet appelle manche de Fabrice d’ Acq/uapendente (fig. 108).
Fig. 109. — Trépan Fig. 110. —Trépan Fig. 111. — Méningophylax mile (Scultet). femelle (Scultet). (Scultet).
C. Le méningophylax. C’était, comme nous l’avons déjà dit, une lame d’argent que l’on introduisait entre le crâne et la dure-mère, lorsqu’il était nécessaire de trépaner plusieurs fois, afin que le tranchant des tenailles et les dents des scies ne vinssent pas blesser les méninges (fig. 111).
1). Le terebra Iriformis, destiné à relever les Fl(i- 112- ~ScuHet)ra triformis os enfoncés (fig. 112).
E. La serrula versatilis était une petite scie en va-et-vient, actionnée par une roue dont le mouvement était communiqué par une autre roue semi-dentelée placée au-dessus (fig. 113). Cette scie servait à enlever les ponls osseux intermédiaires à des ouvertures de trépan.
(Voir fig. 114 pour son mécanisme.) Seul lot employait. aussi la scie à main (fig. 11S et 116).
F. Les pinces à becde-perroquet et à becde-vuutour étaient utilisées pour enlever les débris osseux et les esquilles engagées sous la duremère (fig. 117).
G. Enfin le triploïde (fig. 118), ainsi nommé à cause de sa triple base. A ce triploïde, Scultet
fixait soit un élévateur courbe, GK, soit un terebellum, RH, pour relever ou extraire les fragments osseux.
Pour trouver le bregma,
Scultet conduisait une ligne d’un conduit auditif à l’autre, en passant par le sommet de la tôle ; une seconde ligne était menée du bout du nez et venait se terminer au vertex; le point où s’entrecoupaient ces deux lignes correspondait au bregma (fig. 46).
Scultet a aussi indiqué la façon d’employer la tarière (fig. 119).
Parmi les chirurgiens des Pays-Bas, Jacob
Fig. 114. — Manière d'appliquer la scie tournante do J. Scultot (d'après Scultet).
Fig. 113. — Serrula versatilis de Scultet.
van Meekren (1682) parla le premier de la réimplantation osseuse pour réparer les brèches crâniennes1 2.
Et Cornélius Stalpart von der Wyl (1620-1668) trépana vingt-deux fois de suite le même sujet pour un épanchement sanguin qu’il ne trouva qu’à la dernière opération; le malade guérit3. Le fait est relaté par Léon Gallez3.
Dix-huitième siècle. — Le xvmc siècle a été le siècle du trépan; c’est, en effel, à celte époque qu’il a joui de la plus grande faveur en France et en Angleterre.
En France, l’Académie royale de chirurgie en proclama la nécessité dans tous les cas d’épanchement sanguin ou purulent et de fractures; cependant vers la fin du siècle, avec Heister, Desault et Bichat , une vive réaction s’opéra contre la trépanation.
Parmi les chirurgiens français partisans du trépan, nous citerons :
Pierre Dionis , qui, dans son cours d’opérations, simplifia la classification des blessures du crâne4.
Il indiqua qu’il fallait trépaner dans les fissures