P. Poirier, Loc. cil., p
appareil pour rendre facile l'application du précédent. moyen
C’est un arc flexible (fig. 135) dont un des bouts s’applique à la racine du nez eL l’autre sur la protubérance occipitale en se moulant sur le crâne. De cet arc se détachent, à angle droit, deux fils métalliques souples; l’un se place au bord postérieur de l’apophyse mastoïde, l’autre, au bord antérieur du conduit auditif externe parallèle au premier dont il est séparé par une distance de 2 centimètres.
La ligne oblique qui part de point où le premier lit se détache de l’arc et aboutit à un point du deuxième fil situé à 2 centimètres au-dessus du bord supérieur du conduit auditif externe, représente la direction du sillon de Rolando.
D. Méthodes italiennes. — 1° Passe t et Giacomini. — Les mensurations de Passet et de Giacomini ont conduit leurs auteurs aux résultats sui\rants :
« D’après Passet, la scissure de Rolando est séparée de l’extrémité antérieure du lobe frontal par une distance de 113 millimètres pour son extrémité supérieure, de 87 millimètres seule-
4. A. Koeliler, Apparat sur projection cler Central furche auf die Aussenfliiche des SchSdeû (Deutsche mèdicinische U’ochenschrift , n° 29, Leipzig und Berlin, 18 juli, 4889, s. 587).
2 centlra.
Fig. 135. — Appareil do Kœliler pour déterminer lo trajot du sillon do Rolando sur la surface extérieure du crâne.
ment, pour son extrémité inférieure. Giacomini, à son tour, est arrivé, pour ces mêmes distances, aux chiffres de 111 et de 71 millimètres1. »
2° D'Antona 9 a proposé une nouvelle méthode ■pour la détermination de la topographie crânioencéphalique . — La base de cette méthode est la détermination d’une ligne qui joint le bord inférieur de l’orbite au conduit auditif externe, points d’une précision et d’une fixité absolues. On trace ensuite la ligne bi-auriculaire perpendiculairement à la première; cette ligne coupe le sillon de Rolando à sa partie moyenne. A 3 centimètres du conduitauditif elle rencontre la scissure temporale inférieure, à 4 cent. 1/2 le sillon parallèle ou temporal supérieur, à 6 centimètres la scissure de Sylvius. En ce point, si l’on mène une perpendiculaire parallèle à la ligne orbitoaudilive, elle rencontre l’angle inférieur du sillon de Rolando à 12 millimètres de la bi-auriculaire et le pied postérieur de la troisième à 35 millimètres. L’extrémité supérieure du sillon de Rolando se trouve à 12 millimètres en arrière de la bi-auriculaire, 1 centimètre avant sa rencontre avec la sagittale.
3° Détermination de la scissure de Sylvius. — II existe plusieurs procédés, a. Voyons d’abord les français :
1“ J. L.-Championnière et Debierre. — La scissure de Sylvius étant sous-jacente à la suture
1. L. Testut, Traité d’anatomie humaine, Paris, 1893, p. 463.
2. D’Antona, Huitième session de la Société de chirurgie ital., tenue à Rome, Octobre 1891 (R evue de chirurgie , n° 10, 10 octobre 1892, p. 886).
Terrier et Péraire. — Trépan. 9
écailleuse, il faut la chercher à o centimètres au-dessus de l’arcade zygomatique. Son extrémité antérieure correspond au ptérion, soit 3 centimètres en arrière de l’apophyse orbitaire externe1.
2° Féré. — Cet auteur détermine les deux plans auriculo-bregmatique et glabello-lambdoïdien, comme pour la recherche du sillon de Rolando. Le point d’intersection de ces deux plans peut, avec la région ptérique, donner la direction approximative de la scissure de Sylvius2 3.
3° P. Poirier. — Il conseille de tracer une ligne horizontale allant du fond de l’angle nasofrontal à 1 centimètre au-dessus du lambda’.
Cette ligne naso-lambdoïdienne passe à 6 centimètres au-dessus du conduit auditif, touche le cap de la troisième frontale, suit sur une longueur de 4 à 6 centimètres la porLion externe de la scissure, rase la partie inférieure du pli courbe, traverse celui-ci à sa base et aboutit au sillon ou scissure pariéto-occipilale ; c’est bien là la ligne sylvienne.
4° René-Léon Le Fort. — Cet auteur trace la ligne orbito-lcimbdoïdienne (par analogie à la ligne naso-lambdoïdienne de Poirier), ligne très facile à conduire.
En effet, le point où le bord supérieur de l’apophyse orbitaire externe se relève pour former la