L'inion correspond à la protubérance occipitale externe
nous avons donné le nom d’équateur crânien, passant par l’ophryon, au-dessus de l’attache crânienne du pavillon de l’oreille et de l’inion.
« Nous avons projeté chacune des lignes correspondant au sillon de Rolando et à la scissure de Sylvius sur ces espèces de longitude et de latitude crâniennes. Il est tout aussi facile d’établir ces lignes sur le vivant que sur le cadavre. Ceci fait, nous avons procédé à des séries de mensurations, à l’aide desquelles nous sommes arrivés à trouver des nombres fractionnaires décimaux, qui expriment les relations constantes qui existent entre ces lignes et les segments de cercle qui les coupent, soit directement, soit par prolongement.
« Nous avons maintes fois constaté qu’il suffit de connaître ces nombres fractionnaires pour pouvoir déterminer avec exactitude, à l’aide de simples mensurations faites avec un ruban métrique sur des têtes de différentes dimensions, la direction des sillons de Rolando et des scissures de Sylvius.
« Nos conclusions pratiques sont les suivantes : Il faut prendre le 53 p. 100 du méridien crânien, à partir de l’ophryon, pour déterminer la situation exacte de l’extrémité supérieure du sillon de Rolando.
« On trouve la direction de ce sillon en déterminant un point sur l’équateur crânien au 42 p. 100 de la distance qui sépare sur cette ligne l’ophryon de l’inion. Sur cette ligne rolandique, l’extrémité inférieure du sillon de Rolando se trouve, de haut en bas, au 67 p. 100 de la ligne totale. »
9° O. Lannelongne et P. Mauclaire . — Ces deux auteurs ont surtout recherché un procédé pratique de topographie crânio-cérébrale applicable à la craniectomie chez l'enfant. D’après eux, on peut dire que chez l’enfant, quels que soienl l’âge et le sexe, l’extrémité supérieure du sillon de Rolando se trouve au niveau des 55/100 de la distance qui sépare le bregma de la protubérance occipitale externe.
Pour déterminer l’extrémité inférieure du même sillon, ils tracent une ligne horizontale, partant de l’apophyse orbitaire externe, à sa partie moyenne. Sur cette ligne, à l’union du 1/5 antérieur avec les 4/5 postérieurs, ils élèvent une perpendiculaire égale en hauteur à ce 1/5. Si au lieu de prendre le 1/5 ils prennent le 1/6, ils tombent au niveau de la circonvolution de P. Broca. Le pli courbe se trouvera sur une perpendiculaire élevée à l’union des 2/3 antérieurs avec le 1/3 postérieur de la même ligne, et haute comme ce même 1/3. L’artère méningée moyenne coupe leur ligne horizontale au niveau de l’union du 1/10 antérieur avec les 9/10 postérieurs.
Ces recherches sont en contradiction avec l’opinion des auteurs qui pensent que le sillon de Rolando recule avec l’âge; ceci est basé sur 1 idée préconçue que le cerveau antérieur se développe plus que le postérieur; en réalité, le développement reste proportionnel '.
I. O. Lannelongue et P. Mauclaire, Huitième Congrès fronçais de chirurgie, tenu à. Lyon du 9 au 13 octobre 1891, Paris p. 330-382.
13. Méthodes anglaises. — 1° T liane (1888). — Cet auteur1 a employé un procédé dont P. Poirier s’est également servi, comme nous l'avons déjà dit.
D’après Thane, l’extrémité supérieure du sillon de Holando se trouve à peu près à un demipouce (12 à 13 millimètres) en arrière du point milieu de la distance qui sépare la racine du nez de la protubérance occipitale externe. Son extrémité inférieure est sur la branche postérieure de bifurcation de la scissure de Sylvius, à 1 pouce environ (23 millimètres) de cette bifurcation. Celle-ci répond à un point situé à 1 1/4 pouce (31 millimètres) en arrière et à un quart de pouce (6 millimètres) au-dessus de l’apophyse orbitaire externe.
2° Reid (1884). — Le procédé de cet auteur tenu en haute estime de l’autre côté de la Manche est assez compliqué et peu sûr2; E. Decressac3 en a donné la description dans sa thèse inaugurale.
3 u A. W. Ilare (1884). — ïïare a trouvé que l’extrémité supérieure de la ligne rolandiquc était située à 35.7 p. 100 de la distance qui sépare la glabelle de l’inion. L’ouverture de l’angle est en moyenne de 67 degrés.
1. Cérébral Surgery ( Liuerpool médico-chirurgical Journal, July 1888, p. 306j.
2. Observations on llie relations of the principal fissures ancl convolutions of the cerebrum to the outer surface of the scalp ( The Lancet , 21 sept. 1884, vol. 11, p. 939).
3. E. Decressac, Contribution à l'étude de la chirurgie du cerveau basée sur la connaissance des localisations {Th. de Paris, 1890, p. 96).
D’après ces données, au moyen du cyrtomètrc de Claude Wilson, il détermine la position de l’extrémité supérieure du sillon de Rolando, et trace une ligne suivant la direction oblique en bas et en avant à 67 degrés : c’est le sillon de Rolando, dont la longueur est de 8 centimètres S en moyenne.
Ce cyrtomètrc est composé d’une première tige métallique, flexible, destinée à entourer la tète au niveau de la glabelle et de l’inion; une deuxième tige insérée à angle droit sur la première, doit s’appliquer sur la ligne sagittale, elle porte au niveau du point qui correspond au 55.7 p. 100 de la distance à mesurer, une troisième tige pouvant glisser au moyend’un curseur et formant avec elle un angle de 67 degrés ouvert en avant.
La direction du sillon de Rolando est donc indiquée par l’ouverture de l’angle qu’il forme avec la ligne médiane ’.
Ce procédé est d'une exactitude relative mais très suffisante.
4° V. Ilorslpy ( 1 887) . — Sur une tige en fer doux nickelé, de 10 pouces de longueur, que l’on place sur la ligne sagittale, s’articulent deux tiges plus courtes, faisant chacune avec la première un angle en avant de 67 degrés ; ces branches courtes sont graduées en pouces; le sommet de l’angle se place à un demi-pouce (12.7 millim.) derrière la ligne médiane, sur l’arc sagittal;
1. Arthur W. Ilare, Ou a melhod of determining the position of lhe fissure of Rolando and some other cérébral fissures in the livinç/ subjects (Journal of Anat. and P/iysiol., London and Cambridge, vol. VIII, p. 175-181, janvier 1884).
la graduation permet de mesurer la longueur de la ligne rolandique cl d’en fixer ainsi l’extrémité inférieure1.
5° W. Anderson et G. H. Makins. — Tracer d’abord2 la ligne frontale A INI S qui joint la dépression préauriculaire A et le point médio-sagitlal MS situé lui-même à mi-chemin de la glabelle et de la protubérance occipitale externe (fig. 134).
Déterminer le point squameux S qui est à l’union du tiers inférieur et du tiers moyen de la ligne frontale.
Tracer ensuite la ligne oblique A^P, quijointl’apophyse angulaire externe Agau point squameux. C’est la direction de la scissure de Sylvius.
L’origine de celte scissure est en a , situé aux 5/12 de la distance qui sépare l’apophyse du point squameux ; la bifurcation de la scissure est en b1 située aux 7/12 de la même distance ; la terminaison de la scissure est au point P de la ligne prolongée, point dont la distance SP est égale à CS.
1. Victor Horsley, A note on lhe meansof topographical diagnosis of focal ilisease a/fecting lhe so called motor région of llie cérébral cortex (American Journal of the medical Sciences, Philadelphia, vol. XC111, 1887, p. 342-369).
2. Journal of anal, and physiol., London and Cambridge, 4889, p. 2ü5.
L'extrémité supérieure du sillon de Rolando est eu d, à 3/8 de pouce en arrière du point médio-sagittal. L’extrémité inférieure est en c, situé sur la ligne oblique et dont la distance CS est égale à MS d.
Il est ainsi facile de construire la ligne de Rolando, représentée en pointillé sur la figure 134.
C. Méthodes allemandes. — 1° E. von Bergman n 1 2 et Fr. MerkeP. — Sur une ligne horizontale, ces deux auteurs élèvent deux perpendiculaires; la première, passant juste derrière l’apophyse mastoïde, détermine, par son intersection avec la suture sagittale, l’extrémité supérieure de la scissure de Rolando; la deuxième, partant de l’articulation temporo- maxillaire, coupe l’extrémité inférieure de la scissure à o centimètres au-dessus de l’articulation ; la ligne qui réunit ces deux points indique le trajet de la scissure rolandique.
Cette méthode n’est pas d’une exactitude bien rigoureuse; en effet, d’après P. Poirier, l’extrémité inférieure du sillon, que ces auteurs placent à S centimètres au-dessus de l’articulation temporo-maxillaire, se trouve, en réalité, à 7 et quelquefois à 8 centimètres au-dessus3.
2° A. Kœhler (1889). — Kœhler a inventé un
1. E. v. Bergmann, Die lehre von clen Kopfverlelzuvgen. Deutsche Chirurgie, .Lieferung, XXX, Stuttgart, 1880, p. 235-
2. llandbuch c 1er lopograph. Anatomie, Braunschweig, 1883- 1890, Bd I, s. 97.