TRÉPANS
rieure ; puis on plaçait la pyramide sur le centre de la surface que l’on devait enlever, et on faisait tourner le vilebrequin de droite à gauche. La pointe de la pyramide , en s enfonçant dans l’os, formait une sorte de pivot autour duquel venait rouler la scie circulaire qui alors ne pouvait glisser sur la surface arrondie du crâne.
Aujourd’hui et à juste titre on a trouvé ce procédéfortdéfcctueux ; on n’appuie plus le menton, le front ou la poitrine sur la palette du trépan, parce que celte manière de faire est contre toutes les règles de l’antisepsie la plus élémentaire ; on y appuie la main gauche (fig. 143), ou bien on se fait aider par un assistant dont la seule occupation est de maintenir la couronne en place, jusqu’à ce que les dents de la scie rotative aient mordu le crâne en traçant sur lui un sillon.
Le trépan dont on se sert encore aujourd’hui est celui de X. Bichat plus ou moins modifié
Fig. 142. — Application du trépan à couronne conique par un chirurgien du xviii0 sièclo (d'après l’Encyclopédie).
par Sirhenry et Charrière. Ainsi, dans le trépan de Bichat, la couronne est mobile sur la pyramide qui continue la tige, tandis que dans le trépan de Sirhenry, la couronne est réunie à la tige; c’est la pyramide qui est mobile. Ce construc-
Fio. 143. — Application modorne du trépan à couronne circulaire. Les manches do l'opérateur ne devraient pas traîner sur les poignets, mais êtro relevées au-dessus dos coudes.
teur a encore proposé de mettre des charnières aux parties coudées de l’arbre; cette dernière modification n’avait d’autre but que de rendre l’instrument plus portatif.
Les anciens préféraient la couronne conique (Tig. 140), parce qu’ils craignaient qu’une cou-