INSTRUMENTS, TRÉPANS, ETC
fait el de la pression qu’on exerce qu’avec la tréphine ou trépan à main; or, c’est là un avantage important dans une région comme le crâne où une échappée de l’instrument peut occasionner des accidents.
Mais passons en revue ces divers instruments :
Les trépans se divisent en deux groupes :
A. Ceux qui prennent un point d’appui sur la partie à enlever ;
B. Ceux qui exigent un point d’appui extérieur.
A. Trépans a point d’appui central.
Dans ce groupe se trouvent :
1“ Le trépan ordinaire de Bicliat, modifié par Sirhenry et Charrière, et le trépan à manivelle ; 2° La tréphine ;
3° Le trépan perfora tif et exfoliatif ;
4° Les polytriteurs.
1° Le trépan ordinaire ou à arbre (fig. 140) se
Fig. 1 40. — Trépan, ancien modèle.
compose de deux parties : l’arbre et la couronne proprement dite.
L’arbre est identique à celui du vilebrequin des ouvriers; la palette qui le termine en haut est
mobile sur son centre; la boule qui est au milieu de l’arbre est aussi mobile sur son axe.
La couronne se compose d’un cylindre d’acier denté sur son bord inférieur, traversé dans toute sa longueur par une pyramide, et réuni à l’arbre par une tige d’acier. La couronne, la pyramide et la tige ont varié dans leur forme et dans leur agencement réciproque.
La couronne de l’ancien trépan (fig. 140) est un cône creux et tronqué C, mesurant
r4 centimètres de hauteur environ; la base du cône est tournée du côté de l’arbre. Le bord libre et inférieur du cône porte une rangée de dents de scie, dirigées de droite à gauche. La base du fig. 141. cône est fermée par un disque d’acier, c’onique'à portant le nom de culasse ; du centre de tranchants 'a f;ice supérieure de la culasse part une tige d’acier qui, se reliant à l’arbre par un tenon B, engagé dans la mortaise E, est retenu par un ressort F.
Le centre de la face inférieure de la culasse est muni d’un trou dans lequel on visse la pyramide, par un mouvement de rotation dirigé de gauche à droite; la pyramide est une lige pointue à son extrémité libre qui doit dépasser de quelques millimètres le niveau des dents de la scie.
La couronne a été ensuite modifiée; actuellement elle est fixée à l’arbre par une vis (fig. 141).
Autrefois on saisissait le trépan de la main gauche et, le maintenant de la main droite, on appuyait à l’aide du menton (fig. 142), du front ou de la poitrine sur la palette supé-