TRÉPAN SEMI-LUNAIRE
Ceci fait, il suffit d’imprimer des mouvements de va-et-vient à la tige horizontale A B, tenue de la main droite, pour que ce mouvement soit communiqué à la demi-couronne C D. Cette demi-couronne, qui présente une série de dents analogues à celles d’une scie, peut ainsi tailler très vite la demi-rondelle désirée. Au moyen de la vis V, on peut limiter le degré d’écartement de la tige horizontale AB et obtenir des demi-
Fig. 175. — Davier-trépan du prof. Farabouf, en place, prêt à fonctionner. Une des branches a été introduite sous un des os du crâne, par un premier orifice, fait à l'aide du trépan ordinaire.
rondelles d’un diamètre plus ou moins variable suivant les cas.
3° Pince-trépan de Farabeuf. — Signalons encore l’intéressant davier -trépan ou pincetrépan dû au professeur Farabeuf, dont la figure 175 montre la disposition. Il est destiné, une fois une première couronne de trépan effectuée, à agrandir, par l’ablation successive de petites portions d’os du crâne en forme de croissant ou de cercle, le pourtour de l’orifice déjà obtenu. De cette façon, on peut explorer une portion plus étendue de la substance cérébrale, quand on n’a pas rencontré la lésion du premier coup.
Il sc compose, comme un davier, de deux branches articulées, ce qui permet de les démonter pour les nettoyer. L’un des mors (branche d’appui ou branche morte) sert à protéger la dure-mère et le cerveau ; il est constitué à son extrémité par une petite plaque de métal circulaire qu’on insinue sous la voûte crânienne par la couronne de trépan déjà faite. Sa face supérieure est pourvue à son centre d’une petite pointe aiguë qui s’enfonce dans l’os et qui sert à maintenir l’instrument en place. L'autre branche (aelive) est pourvue d’une couronne de trépan , qui vient s’appliquer fortement sur la face externe des os du crâne, immédiatement audessus de la plaquette de l’autre branche, là où l’os doit être attaqué. Celte couronne est mise en mouvement par un mécanisme spécial qui n’a rien du vilebrequin classique et qu’il faut avoir vu fonctionner : c’est un levier à encliquetage qui la fait manœuvrer. L’articulation est à tenon-, elle est double , comme on peut le voir sur la figure, ce qui lui assure une remarquable solidité.
L’instrument est fort bien compris dans toutes ses pièces et peut être très facilement stérilisé.
4° Crâniolomc de P. Poirier. — Nous rapprochons de ces instruments, celui plus récent de P. Poirier, qui a reçu le nom de pince-scie (fig. 176). . a
Ce crâniotome se compose aussi de deux valves : l’une protectrice, en forme de spatule, qu’on introduit sous la voûte osseuse par l’ou-