‹ L'opération du trépanChapitre 76 sur 114 · TRÉPAN DE A. POULET · texte numérisé non relu

TRÉPAN DE A. POULET

percées à leur centre ; la pièce inférieure, dans laquelle esl encastrée une rondelle de liège, dont le but est de presser sur l'os, es! assez largement évidée pour permettre le passage de la couronne de trépan, la lige d’acier qui porte la couronne passe dans la pièce supérieure; une petite mortaise, creusée dans le conduit, permet aussi le

passage d’un point d’arrêt placé sur la tige. Deux poignées s’adaptent à la plate-forme supérieure et servent à appuyer fortement l’instrument sur le crâne; enfin, un ressort à boudin, qui s’appuie, d’une part, sur la partie supérieure de la couronne, et, en haut, sur la face inférieure de la plate-forme supérieure, relie entre elles les deux parties de l’instrument.

A. Poulet trouvaità son trépan l’avantage d’une manœuvre facile, rapide et régulière; en outre, quand il est nécessaire d’agrandir l’ouverture, il suffit de déplacer un peu l’axe de l’instrument ; on

oblienl ainsi de petits croissants aussi minces que l’on veut, ce qui est impossible avec le trépan à pyramide, qui a besoin d’un point d’appui central1.

Nous reprocherons à cet instrument sa complexité et surtout la grande difficulté de sa stérilisation.

2° Trépan semi-lunaire . — Nous avons trouvé

dans l’arsenal de Collin un trépan fort ingénieux, permettant de découper des rondelles semi-lunaires.

Ce trépan, que nous iigurons ici (fig. 174), est très facilement maniable et il suffit de jeter un coup d’œil sur lui pour comprendre son mécanisme.

En deux mots, disons que la tige verticale EF, tenue de la main gauche, s’abaisse et entraîne dans son mouvement le curseur GU, de sorte que ce curseur vient prendre un point d’appui sur les os du crâne, au moyen des longues dents dont il est muni et qui fixent ainsi le trépan.

1. A. Poulet, article Trépanation ( Dict . de méd. et de chirurg.prat. de Jaccoud, t. XXXYI, p. 161, Paris, 1881).

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