INSTRUMENTS ACCESSOIRES
cependant il n’en est pas ainsi, soit parce que cette rondelle est retenue par quelque adhérence, soit parce qu’elle reste fixée par une légère lamelle osseuse. Pour vaincre cet obstacle, on se sert du tire-fond (fig. 179 et 180); c’est une sorte de tire-bouchon dont le pas de vis est semblable à celui du tire-fond ordinaire ; le manche métallique est souvent remplacé par un anneau d’acier. Ce tire-fond a peu varié de forme; il ressemble à celui décrit déjà par Henri de Mondeville, Guy de Chauliac et A. Paré (fig. Gl).
Il ne serait pas prudent d'attendre, pour placer le tire-fond au centre de la rondelle, que celle-ci fût presque entièrement détachée; on risquerait en effet de l’enfoncer vers le cerveau. Il faut, au contraire, dès que la voie de la couronne est bien tracée, dès que la pyramide est relevée, faire pénétrer le tire-fond par deux ou trois tours de rotation dans le trou creusé par la pyramide, afin de sculpter en quelque sorte quelques pas de vis sur la pièce osseuse. Le tirefond est ensuite enlevé pour n’ôtre remis en place qu’après que la couronne de trépan a terminé son aclion.
Jules Roux, de Toulon, pour éviter de léser les méninges et le cerveau, a proposé de ne couper qu’incomplètement l’os avec la couronne de tré-
Fig. 179. — Tire-fond ordinairo.
Fig. 180. — Tire-fond indépendant.
pan, et d’en achever la séparation en le fracturant au moyen de tractions faites avec le tire-fond, préalablement implanté dans son épaisseur. Il appelle ce mode opératoire, d’ailleurs assez peu pratique, trépanation par évulsion
nécessaire de taire
seux à demi détachés avec des élévalvires.
Nous savons ce que sont ces instruments bien connus des anciens chirurgiens et dont la forme a varié à l’in fini. Celui que l’on utilise le plus volontiers aujourd’hui est le suivant
C’est une forte tige d’acier dont un bout ressemble à la petite extrémité d’une spatule, tandis que l’autre a une courbe un peu moins forte que l’un des crochets de l’S italique. Cet instrument est utile surtout lorsque, pour faire une large brèche, on a placé plusieurs couronnes de trépan les unes à côté des autres.
Le couteau lenticulaire (fig. 182), qui se trouve encore dans presque toutes les boites de trépan, est un héritage
neurs. La figure 183
indique la façon de s’en servir pour égaliser les bords de la section osseuse.
Nous avons vu qu’autrefois Claude Galien et