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RÉIMPLANTATION DES RONDELLES ENLEVÉES

d’irritations aiguës et chroniques de la duremère ; de plus, elle serait loin d’assurer la décompression que l’on désire obtenir dans certains cas. Cette dernière assertion est vraie, mais admettre que du pus doive infailliblement se produire, nous paraît absolument erroné; en effet, ces phénomènes inflammatoires ne peuvent pas exister, si l’asepsie a été parfaite.

J. Lucas-Championnière 1 2 n’est partisan de la réimplantation des rondelles que lorsqu’il y a une tendance marquée à la hernie du cerveau ou quand la perte de substance est très vaste.

P. Poirier pense qu'il faut ne replacer la rondelle osseuse que si la dure-mère a été très bien ménagée, puis recousue3.

D’après Jaboulay la réimplantation est contreindiquée quand on n’a pas incisé la dure-mère, quand on a trépané pour faire cesser des accidents de compression cérébrale, enfin quand on a évacué du sang, de la sérosité, ou un abcès, toules choses demandant à être drainées.

A. Chipault est arrivé aux conclusions suivantes : lorsqu’on réapplique une de ces rondelles, la couronne reprend s’il y a conformité entre celle-ci et la portion osseuse périphérique : mais, au bout d’un certain temps, le tissu de nouvelle formation pénètre dans la rondelle qui se résorbe. Il se forme une cicatrice fibreuse ’.

1. Bulletin et Mém. de la Société de chirurgie, tome XIV, Pari?, 27 juin 1888, p. 334.

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