‹ L'OpiumChapitre 8 sur 32 · I. — Dépenses de culture par 140 hectares · texte numérisé non relu

I. — Dépenses de culture par 140 hectares

Amortissement du capital: pour défrichement 150 fr. do | drain are es TE 50 d° constructions (fermes), etc . 200 d° matériel (outils, animaux) etc., 400 Surveillance us M sn uns Es 00D Préparation duterrain. 4 + « :. + +. 300 Fumures. * 100 Achat de semences (1 kgr. 1/2 à l’hectare) . 5 SOLE PRES ARE ee TERRE 29 Maïn-d’œuvre pour la culture. . . . . . 200 PAM ANION TN Te EPA IRNES do ARS) (EE en ER POSER SE PUR TES 500 3.000 fr.

IT. — Recettes annuelles par 10 hectares.

Rendement 20 kgr. à l’hectare, soit 200 kegr. à 20 fr. 83 le kgr. (Prix du Yunnan). . . 4.166

Frais atdéduires 0 ESS (00 Bénéfice... SU PPT ETS Er

Soit un bénéfice de 116 francs à l’hectare,

L’opium brut est utilisé de trois façons très différentes : |

a) Opium dont sont extraits les principes utilisés en médecine. — Le point de vue médical, concernant surtout les alcaloïdes de l’opium, étant étranger à cette étude, nous laisserons de côté ce rôle cependant si important.

b) Opium des mangeurs d’opium. — Les mangeurs d’opium l’avalent sous forme de boulettes assez semblables à celles qu'on fume dans les pipes. Il y en a qui consomment le chandoo des fumeurs en roulant eux-mêmes une goutte de la drogue entre leurs doigts mais en général les mangeurs d’opium emploient l’opium non encore préparé en chandoo, car cette préparation compliquée le rend trop coûteux. On avale ces pilules avec du thé

froid ou légèrement tiède,car une boisson chaude

dissout trop rapidement la pilule dans l'estomac en provoquant des effets très violents.

L'opium absorbé sous cette forme a une action beaucoup plus intense que lorsqu'on le fume et une pilule avalée représente dix fois le même volume fumé.

Les mangeurs d’opium sont d'abord tous les Indous. Comme le gouvernement défend aux indigènes de fumer l’opium aux Indes, ils ne le consomment que sous forme de pilules, ce qui est plus dangereux.

Ensuite ce sont tous ceux qui sont trop pauvres pour acheter le chandoo lui-même et ceux-là se

rencontrent partout où se pratique l’usage de

l’opium. Certains mème se contentent de mélan-

ger le dross laissé par les fumeurs (1) avec un peu d’eau ou de thé pour en faire une pâte qu’ils divisent en pilules et mangent avec joie; dans les classes très pauvres on mâche même les pétales secs qui ont servi à envelopper les cakes et que revendent les bouilleries après avoir gardé ceux qui sont le plus imprégnés d’opium.

Enfin beaucoup de fumeurs d'opium eux-mêmes

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