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CHAPITRE II

L'extrait total d'ovaire, la folliculine < et le corps jaune |! au point de vue opothérapique

Les travaux biologiques, au sujet des diverses sécrétions ndocrines de l'ovaire ont dirigé les recherches des thérapeutes. Ils commencèrent par recourir à l'extrait total d’ovaire. Hs reconnurent que les extraits ovariens totaux ou pulpe d’ovaire sont doués de propriétés physiologiques spéciales. Ils ont : |

1° Une action cardio-vasculaire, abaissent la pression sanguine (Livon, Hallion, Gléy et Champy), augmentent le nombre des globules rouges et le chiffre de l’hémoglobine.

2° Une action sur les fonctions respiratoires et digestires, activent les échanges gazeux ét excitent l'appétit.

3° Brown-Séquard leur attribue une action dynamogénique analogue à celle des extraits testiculaires. Cette action est plus faible que celle de l'extrait testiculaire. Aussi Gley at-il proposé d'essayer chez la femme l'opothérapie testitulaire quand il s'agit de réparer temporairement les forces

- organiques,

4° Ils sont excitants de la nutrition, accroissent le taux de l'élimination calcique, phosphatée et azotée.

5° Ils déterminent une vaso-dilatation et: une. augmentation de volume du corps thyroïde, preuve d’une synergie thyro-ovarienne (Hallion). 2

Les chimistes ont cherché à reproduire le corps chimi-

que défini qui serait le principe actif de la sécrétion ovarienne.

Jusqu'en ces derniers temps ils n°y sont point parvenus. Ils.

e à \ n’ont réussi à extraire que deux principes actifs des glandes

endocrines, l’adrénaline des capsules surrénales par Takamine, la thyroïdine de ja thyroïde par Baumann et Roos. De plus, il ne faut pas conclure que la thyroïde et la surrénale ne possèdent chacune qu’un principe actif: Aussi, dans l'état

actuel de nos connaissances, l’opothérapie doit recourir aux

préparations les plus proches des organes vivants (Carnot).

De ce. que l’on recourt aux extraits glandulaires, il ne

faut pas croire qu'ils s’identifient avec la sécrétion de la

glande en cause. Presque partout, note le professeur Gley, . on a confondu sécrétions in'ernes et extraits d'organes. « J'ai

dénoncé, dit-il, l’'illégimité de cette confusion, en même temps.

que je montrais tous les inconvénients de la méfhode, ses

causes d’erreurs intrinsèques et partant inévitables ».

Donc, il n’est nullement prouvé que l'extrait d’une glande

corresponde à son produit de sécrétion et que l’action phar-

macodynamique de cet extrait reproduise l'action physiolo=.

gique de la glande (Legrand).

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