MOTS
pour but de stimuler et de régler la nutrition de l'utérus gra-
vide. £
Il faut distinguer la poudre ou l'extrait de follicule et celle de corps jaune vrai. Cette opothérapie ovarienne dissociée a été préconisée par Schaffer. Cet auteur admet que la sécrétion ovarienne renferme deux sortes d’antocoïdes agissant sur
l'utérus d'une façon antagoniste. Il a pensé isoler ces deux
principes qui seraient, l’une une hormone activante, l’autre
une chalone frénatrice. Bru s'inspirant de ces données a expérimenté deux préparations : l’agomensine et la Sistomensine. L'opothérapie protéidique ou activante (agomensine) est indiquée. chez la plupart des aménorréiques et dans l’oligoménorrée surtout lorsque celle-ci s'accompagne de malaises
locaux et généraux. L’opothérapie lipoidique ou frénatrice
(sistomensine) a donné des résultats plus nets. Elle contribue =
à régulariser le flux menstruel et à atténuer ou à faire dispa-
raître les douleurs dysménorréiques. ci
Cette étude nous amène à conclure à la pluralité des sé-
crétions émises par l'ovaire.
On a cru d'abord que, la glande asian male. ou femelle étant double, l’une excrétrice produisait le spermätozoide ou l'ovule, l’autre était sécrétrice interne. Cette dernière aurait. été interstitielle pour Bouin et Ancel. Chez le mâle cette sé-
crétion serait dûe aux grosses cellules, dites de Leydig, dis
posées entre les tubes séminifères et orientées par rapport aux
vaisseaux. Dans l'ovaire on admet également une glande in-
terstitielle où mieux des cellules interstitielles qui naîtraient aux dépens des faux corps jaunes, c'est-à-dire par la résorption des ovules non pondus. Celles-ci chargées de graisse, mais dépourvues de lutéine, constituent une glande homologue de la glande interstitielle du testicule. Mais, pour l'ovaire comme pour le testicule, le développement de cétte prétendue glande interstitielle est des plus variables dans les diverses espèces animales. Chez la femme elle est rudimentaire ou manque. De plus, il est étonnant que des cellules conjoncti- :vés aient un rôle sécrétoire, alors que ce rôle est pour tous les organes glandulaires, réservé aux cellules épithéliales. Retterer, Gley, Champy, Pézard, etc... attribuent ce rôle sécrétoire aux cellules endothéliales des follicules. Quant aux cel- . lules inteïstitielles elles seraient uniquement préposées à la
nutrition.
. I} faut alors admettre que Jes follicules avant leur développement êt teur maturation produisent déjà des sécrétines, puisque l'influence morphogène de ces dernières se fait sentir avant la nubilité et déjà chez l'embryon. à | La théorie du rôle exclusif de la ‘glande interstitielle de l'ovaire était déjà abandonnée avant la guerre. On tndait alors à rattacher presque toutes les fonctions de l'ovaire à la | sécrétion interne du corps jaune.
Une troisième période s’est ouverte par les travaux ré-
cents (Schikele, Sappey et Roseville, Henry, | Leitz, etc...) le
= rôle dominant, aujourd