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LOIS DE LA RÉFRACTION

indice est égal au rapport des vitesses de propagation de la lumière dans le premier et dans le second milieu, et qu'il est plus grand que I, quand le second milieu est le plus dense. La vitesse de propagation varie donc en sens inverse de la densité.

Dispersion. — Si le rayon incident AB n'est pas homogène { Jig* 6), si c'est un rayon de lumière blanche, par exemple, le

rayon réfléchi n'est pas modifié, mais le rayon réfracté s'écarte en forme d'éventail plan, formé de rayons colorés se succédant dans l'ordre du spectre solaire, le violet étant le plus rapproché, le rouge le plus éloigné de la normale, quand le second milieu est le plus dense. Cela prouve que la vitesse de propagation des rayons varie relativement d'autant plus, d'un milieu à un autre, que la longueur d'onde est plus petite.

La dispersion est la différence des indices de réfraction des rayons extrêmes, n! — r^' : Le pouvoir dispersif d'une substance transparente est le rapport de la dispersion à la difi(érence entre l'indice de réfraction moyen et l'unité :

Un rayon blanc qui traverse un prisme {fig* 7) se transforme en un faisceau coloré qui, reçu sur un écran blanc, forme le spectre solaire, dont les sept teintes principales se succèdent dans l'ordre suivant, par réfrangibilité décroissante :

Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge.

lO CHAPITRE II. — LOIS DE RÉFRACTION.

Le spectre présente des raies transversales brillantes ou obscures, découvertes par Fraunhofer, et qui, étant invariables de position, servent à définir nettement les diverses régions du spectre.

Ainsi, pour permettre la comparaison directe des pouvoirs dispersifs, on est convenu de prendre, pour les rayons extrêmes, les

indices de réfraction des raies H et B, situées Tune dans le rouge, l'autre dans le violet, et pour le rayon moyen, l'indice de la raie E située dans le vert :

Pouvoir dispersif =: — ^ •

Le pouvoir dispersif augmente, en général, avec la densité d'un verre; pourtant on fabrique actuellement des verres, dits anormaux, dans lesquels cette progression se trouve renversée, le plus dense ayant un pouvoir dispersif moindre.

THÉORIE DES LENTILLES

L'ancienne théorie des lentilles supposées sans épaisseur est abandonnée aujourd'hui; nous ne nous occuperons que de la théorie des lentilles épaisses due à Gauss et développée depuis par Bravais, Listing, Martin, etc.

Notation et conventions de signes . — Nous supposerons toujours que les rayons lumineux marchent de gauche à droite. Les lettres sans accent s'appliqueront aux points, aux objets ou aux longueurs d"* incidence (points nodaux, sommets, centres, foyers principaux ou secondaires, etc.). Les mêmes lettres accentuées désigneront les mêmes objets d^ émergence*

Toutes les longueurs comptées de gauche à droite, à partir de leur point d'origine fixe, seTonl positives et affectées du signe + ; comptées en sens inverse, elles seront négatives et précédées du signe — . La convexité et la concavité des surfaces s'entendra toujours par rapport à l'incidence. Les rayons de courbure des surfaces convexes sont positifs, ceux des surfaces concaves sont négatifs; les indices i, 2, 3, etc., désignent les objets s'appliquant à la première, à la deuxième, à la troisième face ou à la première, deuxième ou troisième lentille, de la gauche à la droite.

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