C>CEL(>LES INDICATIONS
également de se préoccuper de la position faite aux débiteurs par la loi de l’an XI? Cette loi leur a donne le droit do se libérer avec Celui dos doux métaux qui aurait leur préférence. En leur enlevant celte faculté, ne porlerail-on pas atteinte à la liberté do transactions? El quel moment cboisirail-on pour enlever la faculté accordée par la loi de l’an XI? Le moment où la production des mines d’or diminue et où la production de l’argent est plus active.
Si ce(iondant le gouvernement adoptait l’or comme étalon unique, on ne pourrait supprimer la pièce de 5 francs d’argent sans occasionner une gêne très-grande. Une mesure à laquelle tout le monde applaudirait, ce serait le retrait de la circulation do la pièce de 5 francs en or ; à cet égard tous les renseignements sont unanimes pour signaler la répugnance que l'on éprouve à recevoir celle pièce. Les populations verraient aussi avec regret les changements qu’on apporterait au litre des pièces de 5 francs d'argent et la faculté de ne plus recevoir les nouvelles pièces que jusqu’à concurrence d’une certaine somme. Les altérations de la monnaie inspirent toujours une grande déliance; on ne se rendrait pas compte des raisons qui feraient repousser, dans les payements importants c; au delà d’une certaine somme, la pièce do 5 francs d'argent, qui est constamment et depuis si longtemps employée dans les transactions journalières.
La chambre de commerce de Bordeaux dit que le public serait peu disposé à voir l’or devenir l’instrument exclusifdes payements, môme pour les sommes au-dessus de 50 francs. La disparition des pièces de 5 francs en argent causerait une gène extrême; il faut maintenir leur cours obligatoire de manière à conserver aux débiteurs la certitude de pouvoir toujours se libérer tant envers les caisses publiques qu’envers les particuliers. Cette chambre repousse comme une mesure très-regrettable la fabrication des pièces
A l’appui du mémoire sur l’or et l’argent, 12fî
de 5 francs, à 835/1000. en limitant l’obligation de les admettre dans les caisses publiques. On ne saurait méconnaître sans imprudence' et sans de graves inconvénients ce que réclament des habitudes déjà anciennes et la pratique des affaires.
Le receveur général d’un autre grand département frontière, un des plus riches et des plus industrieux, le Nord, repousse la suppression de la monnaie légale d’argent :
Il sorail, dit-il, impossible, sans occasionner un très-grand trouble dans toutes les transactions, de supprimer la pièce de 5 francs d’argent. On ne saurait davantage admettre que le titre actuel ne lui fût pas conservé; car ce n’est pas sans regret que déjà on a vu l’abaissement du titre des monnaies divisionnaires. L’abaissement à 835 1000 du titre do la pièce de 5 francs serait un appât considérable à la fausse fabrication, puisqu’elle y trouverait une marge de 6 et demi pour 100, bien suffisante pour procurer un bénéfice, même en fabriquant des monnaies au titre voulu. Ily a là un vrai danger, surtout si ce bénéfice venait .s’augmenter de la bai.sso qu’éprouverait nécessairement le métal d’argent par suite de sa démonétisation. On serait donc exposé à une inondation do fausse monnaie, et qu’on juge du trouble qui en résulterait pour ta petite circulation et pour tout le commerce de detail. On sait en outre que les monnaies les mieux agrégées et les plus durables sont à 11 12 do fin plutôt encore qu’à 9/10, et que le titre des monnaies anglaises est de 925/1000 pour l’argent. Et, d’un autre coté, si on voyage en .Mlemagne, on est frappé du mauvais aspect des monnaies d’argent qui sont au titre de 750/1000 et au-dessous. Ce n’est pas do l’argent, c’e.st du billoii que l’on manie. Enfin, à 835/1000, ce serait nécessairement l'Etat seul qui frapperait les piôce.s de 5 francs, cl aurait à supporter les frais de la refonte.
QUELQUES INDICATIONS
Il faut précipuseraent conserver la monnaie d’argent à 900 1000, qui correspond si bien au système décimal.
Quelle que soit la grandeur du but proposé par la conférence internationale, quelle que soit la séduction do l'idée d’unification monétaire par l’adoption do l’étalon d’or unique, on se sent effrayé de la distance qui sépare du but comme aussi des dangers et des inconvénients que jirésenterait la réforme de notre système monétaire. On regretterait de voir sacrifier les avantages très-réels do ce 'système, qui depuis soixante-cinq ans a fonctionné utilement, malgré ses imperfections, à travers bien des crises de tout genre. Notre monnaie est commode et bien accueillie dans presque toutes les contrées. 1,’Angleterro est, avec la France, le pays où l’or est le plus abondant. .Mais la France a de plus qu’elle l'avantage très-appréciable de posséder la plus grande masse d’argent, parce que les négociants en métaux précieux sont assurés d’en trouver la contre-valeur on Franco, en portant leurs lingots h la .Monnaie. H .semble incontestable que c’est pour un pays une richesse d’avoir dos métaux précieux en suffisante abondance. Le premier résultat de la démonétisation de l’argent .«erait do priver la France do ce genre de richesse II faudrait ensuite remplacer dans la circulation les sommes qui s’y trouvent en pièces de 5 francs d’argent. Or à quel chiffre peut-on évaluer la somme totale des pièces de 5 francs on argent qui existent en France ou à l’étranger, mais qui nous rentreraient en cas de démonétisation ? Deux milliards peut-être, dont le remplacement exigerait des frais de fabrication considérables, sans parler de la perte bien autrement importante que le Trésor ferait sur les monnaies d'argent démonéti.sées. Puis, où prendre l'or, quand, par suite do l’entente qui s’établirait entre les puissances, en vue. de l’unification, celles dont le système repose sur l’étalon d’argent ou sur le double étalon auraient comme nous-mêmes à s’approvisionner d'or? Il suffit d’indiquer cetto situation pour faire apercevoir toute la gravité do la crise qui pourrait s’ensuivre. Enfin, on se contentera de rappeler que la faculté do rembourser alternati-
A l’appui du mémoire sur l’ok et l’argent. J27
vemeot ces billets soit en or, soit en argent, est pour la Banque un puissant moyen d’atténuer les effets d’une crise monétaire; une récente expérience l’a encore prouvé. La conclusion do tout ce qui précède ne saurait être qwt l’expresfion d’un vœu pour le maintien du système monétaire de la France.
Le receveur général d'Ille-et-Vilaine a donné de curieux renseignements sur l’emploi international de nos monnaies actuelles ;
Les pièces de .ô francs d argent no sont pas achetées avec prime, mais elles sont très-recherchées dans le département pour les transactions. Cette situation est peut-être particulière à ce pays, en raison du commerce d’exportation dos beurres et de.s œufs en .Angleterre. Les courtiers anglais arrivent à Saint- Malo porteurs do billots de banque ou d’elTois de commerce à courte échéance, qu’ils négocient. 11 demandent en échange des monnaies d’un fractionnement facile pour leurs comptes avec les fermiers, et ils préfèrent, par conséquent, le.s pièces de ü francs aux pièces de 20 francs.
On peut dire qu'en ce sens, il existe sinon une prime déterminée, au moins une différence équivalant souvent à une prime en faveur de la pièce de 5 francs d'argent.
Ou’on ne s’étonne point de l’étendue avec laquelle nous avons cru devoir parler de l'etKjuêle française. On a singulièrement exagéré la valeur de ce document dans le sens de la réforme propo.sée, de manière à faire illusion au pays et aux Étals étrangers. Mieux informé, M. Soëtberr ne pourra plus dire, ni l’Allemagne supposer que l'enquête récente a condamné en France l’emploi du double métal.
D'ailleurs au moment où les résolutions du dernier fiandelstag de Berlin ont été préparées, on s’est sur-
OLEI.01 ES INDICATIONS
tout occupé de faire un choix entre l'emploi exclusif de l'or et l’emploi exclusif de l’argent. La véritable doctrine de la loi de germinal an XI ne s’est produite que lors du nouveau débat, et l’influence qu’elle a exercée dans la Confédération du Nord n’a fait que grandir depuis cette époque; personne de ceux qui sont au courant de la marche de la question ne saurait le nier. Il est plus que douteux que les propositions du comité, admises définitivement en octobre dernier par G9 voix contre 4G, réussissent maintenant h réunir une pareille majorité.
Une vive opposition contre la suppression de l’argent employé comme monnaie légale s’est manifestée au sein de la Société des Economistes de Berlin, dont l’importance scientifique et les lumières reconnues recommandent l’avis à un si haut degré.
La question de l’or et de l’argent avait été plusieurs fois discutée devant cette Société d’économie politique, mais un double motif la fit de nouveau porter à l’ordre du jour dans la séance du 31 octobre 18G8, la première qui eut lieu après les vacances habituelles. Les débats du handclsiag de Berlin avaient eu lieu quelques jours auparavant, et la solution adoptée parla majorité soulevait de vives réclamations. « En même temps, ainsi que l’a dit l’honorable président M. Prince-Smith, la discussion était entrée dans une phase nouvelle; on devait la poursuivre non pas seulement au point de vue de l'unification du système monétaire de l’Allemagne, mais aussi au point de vue international. Elle avait été liernièrement
A l’appui du mémoire sur l’or El l’argent. 129
portée sur un terrain nouveau par les publications de M. Wolowski; celles-ci fournissent une excellente occasion pour apprécier avec quelle singulière facilité le kandelsiag a prononcé sur un des problèmes les plus ardus de l'économie politique appliquée. Cette réunion na point paru prendre en suffisante considération les périls et les charges que devrait entraîner pour l’Allemagne l’adoption de l’or comme unique type légal de la circulation. »
Après ces quelques paroles prononcées par le président, M. le docteur E. Wiss, un des rédacteurs de la Revue trimestrielle d’économie politique a ouvert le débat par la lecture d'un rapport étendu et approfondi, qui a été publié dans un grand nombre des journaux de l’Allemagne. Il s’est attaché à exposer et à défendre le système que nous avons produit, et qu’il croit appelé à provoquer un changement dans les idée.s préconçues, car il aborde un ordre d’idées peu exploré jusqu’ici.
iNous ne pouvons que témoigner notre reconnaissance à l’auteur pour la sagacité qu’il a développée en se familiarisant avec nos vues et pour la manière brillante dont il s’en est rendu l’interprète. En analysant brièvement son travail, nous laisserons de côté le jugement trop flatteur qu'il énonce en ce qui nous concerne personnellement, mais nous conserverons le témoignage fidèle d’une adhésion qui nous est précieuse.
La nécessité de ramener l’Allemagne à l’unité s’est
’ Publiée Beriiii.
QUELQUES IMtiICATIONS
depuis longtemps manifestée sur le terrain économique; il est donc tout simple que des esprits distingués se soient consacrés à la recherche des moyens propres à faire réaliser Tunité monétaire. Une fois sur celte pente, on ne s’est pas arrêté aux frontières de l’Klat. t)n a voulu étendre la réforme à l’unité inlernalionale.
Hien de plus rationnel ni de plus légitime qu’une pareille aspiration. Une fois qu’on est d’accord sur le but, on se réunira facilement pour l’admission des moyens le mieux adaptés è une exécution prompte et directe.
iM. Wiss exprime le regret de ce que. en 1865, le liuudelsiay, au lieu d’adhérer à la convention qui a relié sous ce rapport la France, la Belgique, l'Italie et la Suisse, ail cru devoir recommander le manlicn absolu du type argent (Silber-Wahrung).
Fn octobre 1868, le même esprit d'exclusion a présidé au revimnenl (]ui a fait proposer par la majorité du linudelstfKj le type unique en or {Gold-Wahruny).
M. Wiss recommande l’élude sérieuse du principe de la loi de germinal an XI, que nous avons essayé de mettre en lumière. Ce principe ne consiste point, comme une observation superficielle l a fait dire, dans l'emploi simultané de deux mesures difl'érentes. En proclamant l'usage de l'or et de l’argent, admis en payement moyennant un change fixe, la üoppet- Wuhrung, c’est-à-dire la double faculté do payement PU or ou en argent (ce (|ui donne une expression plus vraie que celle du double étalon) amène une
A l’appci du mémoire sur u’or et l’argent. 131
mesure combinée qui devient plus stable comme expression commune et fidèle du sens de toutes les conventions, que ne peut l'être l’adoption isolée de l'un des deux métaux précieux.
En effet, il s’établit un équilibre intérieur dans la masse du numéraire, forgé d'or et d’argent, et cet équilibre en préserve la valeur contre tout changement brusque et considérable.
L’économie politique repose sur trois bases fondamentales: la liberté du travail, qui émancipe l’emploi des facultés humaines; la liberté du commerce, qui permet l’échange plus facile dos résultats du travail, et 1a stabilité de l'instrument commun des transactions, qui en maintient l’application régulière et qui précise la portée de tous les engagements. La fixité absolue de cet instrument est impossible à obtenir: il importe du moins de rendre aussi peu variable que possible le signe qui traduit tous les contrats en une sorte de langue universelle des intérêts. Tel est le point capital du problème; on en a trop souvent méconnu l'importance.
L’échelle monétaire à laquelle se trouvent ramenées toutes les valeurs ne peut (jue vaciller si on la construit avec l’or seul ou avec l’argent seul; en balançant l'influence exercée par chaque métal, dont l un peut hausser et l’autre baisser, on arrive à ménager d’une manière équitable et les intérêts du créancier et les intérêts du débiteur : or la justice commande qu’aucun de ces intérêts ne soit sacrifié.
L’admission simultanée des deux métaux, sans au-
QUELQUES INDICATIONS
cune contrainte arbitraire pour l’emploi d’un seul, semble à M. Wiss la véritable expression de la doctrine économique; il combat le système du mémoire couronné de M. Grote, qui préconise l'avantage de deux étalons parallèles d’or ou d’argent, sans aucun rapport égal qui les relie. Sans doute ce système semblerait l’idéal de la vérité scientifique si la monnaie n’était purement et simplement qu’une marchandise. Mais sans perdre ce caractère, elle reçoit aussi une autre empreinte de la volonté légale; elle est revêtue de la faculté libératoire, qui n’appartient qu’à elle seule et qui s’impose à tous. Envisagée de ce côté, la monnaie doit avoir un caractère propre qui appartienne au numéraire d'or aussi bien qu’au numéraire d’argent et qui les réunisse au moyen de la détermination de leur valeur relative, sinon suivant le mode commercial, du moins suivant le mode juridique.
Une analyse fidèle de nos Quelques Notes sur la question monétaire ' remplit une grande partie du mémoire de M. Wiss; il a ainsi beaucoup contribué à répandre nos idées en Allemagne.
M. Wiss a nettement mis en relief la distinction essentielle qui sépare la fixité de la monnaie au point de vue technique, de la fixité de la monnaie au point de vue économique. La première se trouve pleinement garantie du moment où on établit d’une manière permanente le poids et 1e titre de chaque pièce, en les rapportant à un terme invariable. C’est ce que le législateur français a fait en prenant pour base de
* Voir plus liaiil, p. iii.
A l’afpui du mémoire sur l’or et l’argent. 433
la fabrication constante des monnaies le principe immuable du système métrique.
En ce quiconcerne \&lixitc économique, M.Wiss croit avec nous quelle ne saurait être obtenue pour la mesure de la valeur; celle-ci n’admet pas l’application de la règle permanente et inflexible qui domine le mètre pour la longueur , le kilogramme pour le poids, le litre pour la contenance.
.M. Weibezahn, secrétaire de la chambre de commerce de Cologne, autour d’un des écrits couronnés par le comité du hanilehiàq dans le concours ouvert sur la transition au payement légal en or {Der Ueberyang ziir Gold-Walirung), dit dans les observations ■préliminaires d’un nouvel écrit destiné à proposer le florin rf’or comme base du système allemand ‘ :
« Par le monnayage, un morceau de métal précieux ne subit qu’un changement extérieur-, la substance reste absolument la même; elle est encore sujette, sous celte forme, à d’inévitables fluctuations de valeur, qui se font sentir pour les métaux précieux comme pour toutes les marchandises. »
C’est parfaitement exact, et c’est pour dominer ces fluctuations intérieures de la valeur du numéraire qu’il importe de le soustraire à l’influence irrégulière exercée sur l’or et l’argent, employés isolément, par la variation delà production et de la demande; il importe de maintenir le système de la loi de germinal an XI, qui, du moment où l’équilibre du change légal se dérange, le ramène, au bould’un temps assez court
’ Der Goldgulden-h'oln.
134 yUELQL’KS INDICATIONS
et après un écart très-faible, au centre de gravité en augmentant la demande du métal déprécié, alors qu’il continue d’exercer la même force libératoire. On échappe ainsi aux oscillations capricieuses et violentes, et l'on maintient la foi des contrats en préservant de toute lésion notable l’accomplissement des engagements stipulés.
Comme l’a expliqué nettement M. Wiss, la loi française n’a point créé une mesure de valeur en argent et une autre mesure de valeur en or: elle a simplement ouvert la faculté d’acquitter les obligations contractées, soit en monnaie d’or, soit en monnaie d’argent, à un taux relatif qu’elle détermine. De cette manière, elle arrive à compenser les écarts en prolitant de la variabilité même de chacun des deux métaux pour en régulariser l’action commune, tout en laissant libre cours au monnayage Adèle. Du moment où il est reconnu (\ucl'uvitésimple,eïi matière de métal employé au numéraire, subit aussi la loi de la variation commune à toute chose matérielle, on ne peut arriver à combattre cette variabilité qu’en lui empruntant ses propres armes : il faut combiner un équilibre intrinsèque de la monnaie métallique en se servantde l’uni té monétaire créée au moyen d’un emploi combiné des deux métaux précieux. Sans doute ceux-ci varieront encore, mais fort peu; cette variation, strictement limitée par la force naturelle des choses, représente comme une légère prime d’assurance payée pour amortir les écarts perturbateurs du marché. L’action des deux métaux dans la fonction monétaire
A l’aHPI I du MfcMüItt« SUH t.’oil KT l’aKGKM. riîî
fortifie la solidarité naturelle qui les relie; ee résultat, loin de reposer sur une simple hypothèse, comme les calculs hasardés des partisans exclusifs des payements en or, peut iiivocjuor l’heureuse expérience accomplie en France depuis soixante-six ans; la loi de germinal an XI se trouve appliquée sans avoir causé aucun mai appréciable ni provoqué aucune plainte sérieuse. Nous avons traversé, depuis 1803, les plus grandes révolutions métalliques qui aient éclaté depuis la découverte de l’Amérique : cependant le rapport légal entre l’or et l’argent, fixé par la loi de germinal, resie encore, en 1809, le rapport commercial entre les valeurs métalliques, après avoir passé par des oscillations fort réduites.
« Ce qui est utile à une nation, ajoute M. Wiss, peut devenir encore plus utile pour les autres pays au moyen de l'unité monétaire iiiternalionale. Laissons pour le moment de coté l’Angleterre, qui ne veut pas se départir de la livre sterling. Il n'y a rien de téméraire à espérer établir entre les Etats compris dans l’union monétaire de 1805 (France, Italie, Suisse, Belgique; déjà l’Espagne, la Grèce-, les Etats du Pape adhèrent au même principe, etc.), et l’Allemagne un accord, (jui entraînerait les Etats Scandinaves; l’unité de monnaie pour le continent européen sur la base du double type métallique serait fondée et l’Amérique no tarderait point à se rallier à ce vaste ensemble.
Le système de compensation dominerait ainsi, sur la plus large échelle, l’emploi des deux métaux. La puissance régulatrice du double usage, comme legal
QUKLOüES INDICATIONS
tender de l’or el de l’argent, agirait comme un instrument de précision pour contre-balancer la variation encore possible du rapport commercial entre les deux métaux: cette variation ne pourrait plus s’exercer que sur un étroit domaine. En effet, la fixation du même change légal pour les nombreux Etals civilisés, rangés tous sous le drapeau de l’Union de 1805, ne permettrait plus les bénéfices dont on se plaint et qui sont la suite des différences dans l’évalualion actuelle.
En se déclarant partisan de nos idées, M. '.Viss ne croit pas à la nécessité urgente d’une décision immédiate, qui ne permettrait pasd’examinersuffisamment la question. Il critique vivement la solution inconsidérément admise par le liandelstatj de Berlin. S’eston demandé, a-l-on calculé combien seraient grandes les perles qu’entraînerait pour l’Allemagne l’élimination de l’argent? A-t-on mesuré le contre-coup qu’éprouveraient tous les engagements à long terme, la dette hypothécaire et la dette publique, les assurances, les actions et les obligations des chemins de fer? Il se produirait dans la valeur du métal imposé comme moyen unique de payement une hausse qui suffirait pour ruiner toutes les institutions de crédit. Telle est aussi la pensée exprimée parle délégué du commerce de Berlin, le conseiller Conrad.
M. Wiss ne croit point que la résolution précipitée du handelstag réponde aux intérêts du commerce; il la regarde comme contraire é l’intérêt des ouvriers, à celui des consommateurs, de l’artisan, du petit marchand, en un mot à l’intérêt général du pays.
A l’appl'1 r>ü MÉMOiitE SUN l’ok kt l’ahgent. 1117
M. Prince-Smith s'est attaché à montrer la difficulté du problème et la nécessité d’une solution prompte. Au cas de l'exclusion de l’argent, rAllemagne subirait une perte considérable. Lorsque la llollande démonétisa l’or, il ne s’agissait que d'une provision de quelques centaines de millions en or, et cette somme, jetée sur le marché universel, suffit pour amener une forte baisse; l’argent de l’Allemagne se compte par milliards, où serait le marché destiné à l absorber? Comment le placerait-on si la France usait du môme procédé d’exclusion légale? Le système défendu par M. NVolowski présente l’unique moyen de salut, en maintenant l’argent comme instrument de lu circulation. Si l’on fixe, dit encore M. Prince- Smith, le climuje lécjal entre les deux métaux conservés sur un pied commun comme moyen de payement, leur prix ne serait plus exposé qu’à des fluctuations fort peu considérables, appelées à se corriger réciproquement. Le rapport de valeur de deux objets appelés à servir aux mêmes fonctions ne saurait varier beaucoup. La baisse de l’un des métaux ne pourrait venir que de la diminution de lu demande, vu le bon marché relatif de l’autre : mais ce fait même amène une réaction immédiate et provoque l’eli'et contraire; il ravive la demande du métal momentanément abandonné et en relève le prix. Si l'Allemagne, de concert avec la France, l’Italie, la Belgique et les États-Unis, adoptait la double monnaie lé(jalc, il est hors de doute que dans ce vaste ensemble d’États l'équilibre entre la valeur respective des deux métaux se maintiendrait
ÜUELOUES INDICATIONS
facilement, et le taux du numéraire en général serait moins exposé à des variations sensibles. Les moyens de payement comprenant la masse réunie des provisions d'or et d’argent, celle-ci serait moins affectée par les arrivages annuels qui agissent sur le marché d’autant plus l'orlement que Ion est appelé à ne compter qu’avec une provision plus restreinte de chacun des deux métaux pris isolément.
On le voit, c est notre doctrine que défend nettement le président de la Société des Economistes de Berlin.
Le docteur Julius Faucher ne l’a pas attaquée; il s'est attaché seulement à montrer que le payement légal en or nexiste nulle part à l’exclusion absolue de l’argent, parce que dans les petites transactions journalières, si nombreuses pourtant, on a toujours besoin de monnaie d’argent. C’est vrai, mais la quotité de ce numéraire, placé dans une condition avilie, se réduit singulièrement; les calculs récemment présentés par M. Ernest Seyd le prouvent de reste. Le besoin que signale M. Julius Faucher ne fournit-il pas un argument puissant en faveur du maintien légal d’un métal non-seulement utile, mais indispensable?
Il est vrai que M. Julius Faucher appuie sur une considération tout A fait différente de celles que l’on a mi.ses en avant chez nous. « Il nous faut l'or, dit-il, non pas pour rendre l’argent superflu, mais pour chasser de notre marché le papier-monnaie employé pour les petits appoints. »
D’où vient cet emploi, que nous sommes également
A l’appui lu MÊMblBE SUR l’oR ÊT l’aHGENT. 13Ô
porté â condamner? D’unë part, de l’absbncë d’ilhë quantité suffisante de numéraire d’ôr légalement tlppréfcié; d’ailtre part, de là tolérance dont dn use visà-lis des billets â trop faibles coupures. Le mal dont oti ^e blàltit avec raison disparaîtra dil moment oü rbf, hlilnl de la faculté libératoire, circulera A l égal dé l’argent, èt du moment où l’on fixera Un thininuM de valeur pouf le billet dé banque.
M. le prbfesseUr Tellkàmpf, tnembrè de la Chambre dfeè steigneilrs de Prüsse, dit que la réforme projetée demande, comme condition préalable, l'entente comrilUnh des grands Etats comblerciaUx poUr l’adoption d’iihe monnaie internationale et une situation financière qui permette de faire face aux charges qu’ellè entrdlnehiit pour le trésor. Mais la considération sur laqufelle il appuie le plus est celle que la monnaie d’dr permettra de proscrire la monnaie de papier, ce qui est aussi essertliél dans l’intérêt de la défense du pays que pour l’application d'üne saine économie politique. En retirant le papier, on fait afiluer l’or et l’argfent sur le marché, et l’on augmente les forces défensives dU pays. Les petits billets envahissent le màfbhé, le papier chassé le numéraire sans espoir de rèlour. Il bircule entre les mains d’une classe d’hotmries Voisine de l’indigence; en temps dè crise; elle fcherché à s’en débarrasser, et si la valeur du titre fiduciaire se détériore, ce sont les ouvriers, les artisans, les petits Commerçants, en un mot, les moins riches qui en souffrent le plus, L’eàpérience constaté qu’â de pareilles époques, unb grande ràaSse de fiion-
QDELQUE8 INDICATIONS
naie de papier reflue dans les caisses publiques; le gouvernement ne perçoit plus les impôts qu'en papier, dont l’emploi devient difficile à l’intérieur, et impossible en cas de guerre étrangère. Pour éviter de pareilles difficultés ou en restreindre du moins l’influence, il faut interdire l’émission de tout billet d’une valeur inférieure à 20 thalers (75 francs), et si l’on élève ce taux, cela vaudra encore mieux.
L’oret l'argent se maintiendront ainsi dans la circulation ; ils formeront la base solide des transactions et des contrats.
Tout en ne repoussant pas l’idée d’une monnaie légale d’or, M. Tellkampf reconnaît que les variations signalées dans le prix relatif des deux métaux précieux ont été faibles; elles seraient plus faibles encore en présence de l'union qui reposerait sur le même change légal admis partout. L’énorme accroissement de la production de l’or n’a que peu modifié la position, car il s’agissait de déplacer une masse considérable d’argent, et la demande de ce métal pour l’extrême Orient s’est accrue. « Ajoutez à cela, dit encore M. Tellkampf, le caractère d’universalité des rapports et la rapidité des voies de communication, et vous reconnaîtrez une tendance de plus en plus prononcée vers la fixité du taux respectif de l’or et de l’argent. L’influence des nouveaux arrivages ne peut s’exercer qu’à la longue, alors que le rapport de ceux-ci avec la masse existante diminue malgré l’augmentation de l'extraction. Une enquête sérieusement poursuivie sur cette question captiale ferait probable-
A l’aPPDI DÜ mémoire SCR l’oR ET l’ ARGENT. 141
ment voir que ces fluctuations sont très-restreintes. Tel est l’avis de M. Wolowski. »
Aussi M. Tellkampf dénonce-t-il le billet de banque et le papier-monnaie comme la première cause du mal; ce n’est qu’après en avoir guéri le marché qu’on pourra apprécier avec plus d’exactitude les proportions respectives de la valeur des instruments légaux de payement en numéraire métallique.
Tout en approuvant le système monétaire de l’Angleterre, le professeur Tellkampf n’en tire pas la conséquence téméraire que, appliqué partout au lieu d’être propre à un seul État, ce système porterait des fruits analogues. Il ne dissimule pas non plus l’avis d’Anglais fort compétents qui se prononcent dans un sens différent, et rappelle l’opinion remarquable de l’ancien caissier général de la banque d’Angleterre, Haggard, opinion favorable au double emploi de l’or et de l’argent sur le même pied légal Les brusques variations du taux de l’escompte, si fréquentes de l’autre côté du détroit, viennent en partie des difficultés qui naissent de l’emploi de l’or comme seul
' D.ms son ouvrage Die Principien des Gold-und Bankwesens von Dr. J.-L. Tellkainpf. l’anteur dit, Ji la page 58 :
a En Angleterre, Ions les payements an-dessns de 40 shillings doivent se faire en or. A ce sujet, M. Haggard, qui a déjà été mentionné, s'exprime comme suit : « Je conseille de faire adopter l’or et l'argent — et « non l’or tout seul — comme moyens de payement officiels et d’em- « ployer l’argent monnayé pour les sommes peu considérables du petit a commerce , et l’argent en barres pour les grandes sommes et le marché K universel, l. es obligations on promesses de payement doivent stipuler « un certain poids et un ccrinin litre des métaux précieux. Ce serait un « système également compréhensible pour tout le monde. A l’etranger.
eCELOÜES INDICATIONS
kgal tender. Cet embarras se produit, bien que Vjtqmense commerce de l’Inde repose sur l'argept ot fournisse un moyen d’équilibre sur Vepsemb.le du vaste marché anglais.
M. le docteur Otto Hubner témoigne sa confiance dans les lois naturelles dp marché, qui tendent par d’utiles compensations à rétablir l’équilibre et à écarter les pertes excessives. Noiis sommes du même ï|vis, mais c’est justement le motif qui nous détermine à favoriser ces compensations par l’emploi simultané des deux métaux. Du reste, la différence qui existe entre nos idées et celles du docteur Hubner est Jiiep faible, puisqu’il conclut en disant : «Caissons circuler simultanément le.s pièces d’or et les pièces cl’argent; nous trouverons ensuite le moyen de concilier les deux systèmes. » flien de plus sage que CQl appel fait à l’expérience substituée aux entraînements de yaines hypothèses.
^ous avons déjà remercié M. le conseiller Micbî\ëlis de la bienveillante appréciation qu’il ^ faite de nos travaux. Si nous résistons aux entraînements d'une
« on a déjà riiabitiide do n’élal)lir les calculs que sur le litre des mélaux a précieux et non sur la valeur nominale des pièces de monnaie. Acliiel- « lement la Bani|iie serait obligée de suspendre ses payements dè.s que a l'or lui ferait defaut et quelle que fût la quantité d’argent mise à sa dis- « position. Elle aebète souvent en France de l’or à un taux élevé, tandis O qu elle vend l’argent mêlai à un (irix lrc.s-bas, parce qu’il lui faut trois « fois plus d’or que d’argent. Cela cnnslilne un avantage pour la fiance. « Comme pre.squo dans tous les pays rargoiit forme le moyen de paye- « nient légal, il serait pins facile d’établir les calculs en les basant sur O les écbanges d’or contre de l’or, d’argent contre de l’argent, soit tou- « jours réciproquement dans la même espèce de métal. »
A l’appui DD MEMOIRE SDR l’oR ET l’aRGENT. 143
application doctrinaire de certains principes qui, comme il l’a reconnu, ne sont resli'-s debout que parce qu’ils n’ont pas i'di'! suffisamment cramini^s, c’est que la mc^thode baconienne, basf'e sur le 1('>moicnag:e des faits soigneusement appri'-cii^s, nous met î\ l’abri des constructions purement idf'ales.
M. Michaëlis ne croit pas que l’adoption de ce qu’on appelle V étalon d'or puisse se faire aisément. On exagère trop souvent les provisions métalliques, en perdant de vue la quantité considérable du numéraire, qui s’use et qui se perd. .Teter des centaines de millions de tbalers en argent sur un marché privé des movens habituels d’écoulement de cette marchandise, . ce serait altérer d’une manière sensible le rapport actuel entre la valeur des deux métaux. Il est plus facile de frapper des monnaies d’or que de les maintenir dans la circulation, si l’on n’adapte pas en môme temps ûn prix légal de l’or. «Les idées de M.Wolowski, dit en terminant M. Michaëlis. méritent upe sérieuse attention; il a développé autant de couragemoral que de perspicacité, en maintenant une opinion indépendante vis-i\-vis du doctrinarisme superbe qui se retranebe derrière la prétendue infaillibilité de l’étalon d’or. »
Personne, dans le débat engagé devant la Société des Economistes de Berlin, n’a invoqué la prétendue perte à laquelle les pays à double base métallique .seraient sans cesse exposés en voyant partir celui de^ deux métaux qui se trouve, exporté lorsqu’il renchérit. Au lieu d'une perte à subir, c’est d’un bénéfice t) réali-
OCEI-Ol'ES INDICATIONS
ser qu'on aurait dû parler. En effet, on maintient une sage économie dans la fabrication de l’outillage monétaire, en même temps qu’on préserve l'équité des contrats, lorsqu’on arrive à équilibrer les valeurs métalliques par le maintien légal de la double monnaie de payement. Sans rien compromettre de ce qui concerne la stabilité des prix, et tout au contraire en la fortifiant, on réalise un avantage légitime sur l’entretien du numéraire. Celui qui se trouve exporté gagne une prime au bénéfice du pays qui a eu la prudence de le conserver : tel a été chez nous le fait pour largent. Quand un métal enchérit et se porte au dehors, on n’a point de perte à enregistrer dans la fortune nationale, mais un avantage h recueillir. L’idée contraire n’a été que le résultat d’un singulier mirage financier.
L’emploi delà double monnaie légale, loin de rendre les écarts de prix plus fréquents, les atténue; les oscillations possibles sont renfermées dans des limites fort étroites; quand cet avantage serait acquis au prix d’un léger sacrifice, ce serait une faible prime d’assurance payée pour acquérir la stabilité plus grande du prix régulateur et du sens des engagements. Mais, loin de payer cette prime, on la touche sur l’excédant de prix du métal devenu relativement moins abondant et plus recherché. Cette considération a complètement échappé aux partisans de la réforme radicale du système monétaire, qui sacrifient ù la poursuite d’une véritable chimère le mode le plus simple d’arriver à l’établissement d’une monnaie internationale.
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A l’api'ii rir mémoire si;it l’or et i.’AUGENr. 1 i‘)
Une étude allenlive des faits relatifs à la production des métaux précieux fournit un précieux élément de solution. M. Otto Tlubner a eu grande raison d'appeler sur ce point des investigations nouvelles. Il semblerait, à entendre certains partisans d’une réforme monétaire basée sur l’exclusion légale de l'argent, qu’il s’agît là d’une détermination dégagée des circonstances matérielles et uniquement rattachée à la déduction absolue de l’esprit de système. Il en est tout autrement quand, au lieu de s’égarer dans les régions aventureuses de l’hypothèse, on s’en tient au terrain solide de l’expérience et aux manifestations pratiques de l’état des choses : on se sert dans le monde de numéraire d’or et de numéraire d'argent; les deux métaux sont la matière première d'un outillage indispensable pour les transactions, et la quotité de cette matière première importe singulièrement à ceux qui recherchent la vérité.
Il faut donc mesurer, du moins par approximation, les masses des métaux précieux.
Le docteur Soëiberr, dont nous regrettons d’avoir à combattre en ce moment la doctrine, mais dont nous reconnaissons la haute compétence en fait de recherches pratiques, a publié au mois d’avril dernier une étude intéressante relative à la statistique des métaux précieux. Il n’est pas de ceux qui acceptent les chiffres à l’aveugle.
(1 doit y avoir, dit-il, un charme particulier et un inlérCt pratique permanent à recueillir des renseignements sur l’exploitation et la distribution des métaux, sur la quotité de la fabrication
Ol’ELOUES INDICATIONS
monétaire Hans Içs divers Jetais, sur les provisions métalliques actuellement erislanles et autres matières qui s'y rallaehenl; on aurait sans cela peine è eT[ilit]uer les nombreuses évaluations de, ce Renre qui se renouvellent et se complètent constamment, car les intéressés, auteurs et lecteurs, sont unanimes k reconnaître que, par la nature même des faits sur lesquels elles portent, elleü ne sauraient présenter la sarantie d’une grande exaclitudo. Dans la plupart des cas, ces tableaux ne sont que de simples Répétitions, dépourvues de contrôles, de données déjà produites; de temps à autre on rencontre cependant des appréciations utiles qui portent le cachet d'un esprit d'initiative et de critique. Une chose propre à inspirer quelque confiance dans ces évaluations, c’est l’accord qui règne sur les points essentiels dans les diverses estimations qui ont été publiées de difTércnls côtés et qui, alors qu’elles se présentent, sont indépendantes les unes des autres.
Dans ces derniers temps, le. gouvernement des Etats-Unis a jugé à propos de ne plus abandonner la statistique des métaux précieux à la simple initiative individuelle et au hasard des circonstances; cette branche de la science statistique a été confiée d’une manière officielle à plusieurs fonctionnaires spéciaux L’année 1868 a fourni trois publications de cette nature dans le Anminl /ft'porl of the commissioner of the gonera/ lond office (Joseph S. Wilson) et dans les Sperinl Reports on the Mimrat ressources of the United St ites, bv James W, Taylor and J. Ro.ss Browne. Nous donnerons ici, dans un tableau synoptique, le résumé des renseignements recueillis, en les ramenant au poids métrique et à la valeur en thalers allemands (environ 3 fr. 75).
lyi. w ilson estime ainsi la production totale en or et en argent do 1492 jusqu’en 1868, en divisant le cours de ces quatre siècle.^ par les époques notables do 1804, où s’arrêtent les recherches d'Alexandre do Humbold et où les révolutions politiques dans l’Amérique du Sud commencent à réagir sur l'exploitation métallique, et celle de 1848, d'où tiate la découverte île la Californie :
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