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et les époques de la liturgie vous en offri.
ront d’autres très efficaces. Les inspira.
tions particulières de la grâce vous porteront peut-être aussi, assez souvent, vers l’Eucharistie, vers le Crucifix, vers la Sainte Vierge. Laissez vous séduire :
ce sera là pour vous la mine la plus précieuse, L’Esprit souffle où il veut. E!:
pourquoi, chaque samedi, ne consacreriez-vous pas votre oraison à Marie, le vendredi à Jésus Crucifié ? Attachez-vous par exemple, à l’une des stations si connues du chemin de la croix, cherchez à pénétrer les sentiments du Cœur de Jé:sus, et vous nourrirez votre âme des plus suaves et des plus fortes pensées. ‘‘O mon fils, je t’en supplie de tout mon cœur, disait sainte Angèle de Foligno, ne lève par les yeux, tiens-les fixés sur 14 Passion, parce que cette vue, si t: lui es fidèle, allume dans l’âme, lumière et four... Quand ton âme n'est pas levée à la contemplation de l'Homme-Dieu crucifié, recommence et rumine les voix de la croix”’(1).
(1) Visions, chap. LVII.
4 Du reste, l'expérience en a été faite A par tous les saints, on ne saurait trouver de modèle plus ravissant de toutes
les vertus qu'en Jésus dans les différents mystères de sa vie, à Bethléem, à Na-
“zareth, dans sa vie publique, comme au Calvaire et dans l’Eucharistie. Jésus, c'est le Maître par excellence, Jésus, c'est le ‘‘vrai livre vivant.”’
2 Toutefois, surtout dans les commence.
Âments, on a besoin de se servir d’ouvraîges qui fournissent le sujet et les consi- Adérations principales. Iavre à soi-même, 1on serait bientôt vide de pensées et de souvenirs. La première place est à l'Ejvangile, dont les paraboles, certains traits, certains mots, en feront vite, dans le recueillement de l'oraison, comme un phare étincelant de mille feux.
1 Puis vient l’Imitation de Jésus-Christ.
les personnes déjà avancées trouveront ‘là une source inépuisable ; les autres pro- -fiteront mieux à se servir de recueils spéciaux de méditations. Malheureuse-
sment, comme ils s'adressent à la généra- Slité des âmes, ils ne pourraient s'occuper des nécessités, des aptitudes et des goûts
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de chacune. On fera bien de prendr:
conseil d'un directeur qui nous connuit bien, et d'apprendre à tirer parti du li.
vre recommandé en s'en assimilant le:
idées, dans la mesure de son Re et de ses besoins.
Aussi b'en ne doit-on pas trop s V7 der aux considérations, dans ce vestibule du grand Roi; il faut désirer pénétrer an plus tôt dans le sanctuaire des affections où il réside,
Nous y avons déjà fait allusion, l’orai son n’est pas un jeu d'esprit, ni ‘une étu- “ue spéculative de causes et d'effets, mais bien un exercice saint pour notre avancement spirituel. “Quand nous pen:
sons aux choses divines, dit Saint Fran:
çois de Sales, non pour apprendre, mais pour nous affectionner à elles, cela s’appelle méditer, et l’on appelle méditation cet exercice auquel notre esprit, non com:
me une mouche par simple amusement.
ni comme un hanneton pour mañnger et se remplir, mais comme une sacrie avette (abeille), va çà et là sur les fleurs des saints mystères pour en extraire le
éndr nnait du li.
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ue sainte Thérèse, nous imbiberons notre
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Hniel du divin amour’’(1). C'est clair.
4l'ratiquons ce Sage conseil; ne transfor-
Æimons pas l'oraison en étude, et bien loin
«le nous rendre le cœur ‘‘sec comme un inorceau de bois,”’ selon la remarque de
me goutte à goutte des sucs de la vraie Wévotion.
1 Mais qu'on ne se méprenne pas sur notre pensée et la portée de notre blâme.
L'intelligence a sa part marquée dans l'o.
raison et l'on ne saurait lui interdire ‘tout travail. C’est à elle de présenter ‘les considérations avec ordre, avec suite, vec méthode, sous peine de se lancer au
hasard dans des régions aventureuses.
L'abus seul est blämable, Tes consi-
dlérations sont le moyen, le chemin qui conduit aux affections dont nous parle-
frons tout à l'heure. Ce sont les prélihininaires. Un auteur dit même qu'on ‘peut se contenter d’un ‘‘simple envisa-
nue ment du sujet.” N’absorbons pas sur-
tout notre attention dans les détails de
(1) Traité de l’amour de Dieu, liv. VI,
(Es :chap II.
des M us
simple curiosité, selon la pensée de saint:
Chantal, à propos de l'étoile des mages.
Elle blâmait les filles de la Visitation de ‘‘vouloir penser ce que c'est qu'étoile, en quel ciel elles sont colloquées, d'où elles tirent leur lumière, si elles ont un mouvement local, ou si elles sont im:
muables, de quelle grandeur elles sont....’"’(1). Et ailleurs, à propos de l'Enfant Jésus dans la crèche: ‘‘Il ne faut pas se bander l'esprit à vouloir sur tout, faire des imaginations particulières, nous vouloir figurer comme ce sacré poupon avait les yeux et comme la bouche était faite; mais nous representer simplement 1: mystère” (2). | Oui regardons, ‘‘envisageons”’ rapid».
ment la scène, et si nous avons mal "4 recommençons jusqu'à ce que le cœur se:
sente ému; soufflons sur les tisons jusqu'à ce qu'ils prennent feu. C’est là le but de l’oraison, d’après le, psalmiste :
‘‘in meditatione mea erardescet ignis’” (3). En un mot, à part certains sujets
(1) Œuvres, II. p. 362. | (2) Ibid. p. 331.
(3) Psalm. XXXVIII, 4.
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qui demandent une conviction profonde pour devenir féconds, pour l'ordinaire, passons rapidement sur les considérations pour arriver aux affections, leur terme naturel, ‘T1 faut, dit le père de Grenude, que l'entendement marche devant, pour être le guide de la volonté: mais lorsqu'il s'engago trop dans la spéculation, il est cause que la volonté n° peut ugir, et il lui dérobe, le temps et Îles moyens de faire sa fonction... Le chien du chasseur, s'il est bon. ne mange, pas la proie qu'il a prise: mais il la garde vec fidélité jusqu'à l’arrivée de son maitre. Ainsi l'esprit, s'il fuit son devoir, ‘près avoir compris quelque haute vérité.
ne doit pas la garder ni la retenir pour lui seul, mais plutôt il faut qu'il l'offre tt la remette à la volonté, comme à la muitresse’””(1).
Ne soyons done pas des logiciens à outrance ; &'2st à quoi poussent certains reeueils de méditation. Sachons ne toucEcr à l'écorce du fruit que, pour en extraire le «uceulent contenu.
(1) De l’oraison, traité, VII. CIX.
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