‹ L'oraison [microforme]Chapitre 11 sur 37 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

Des affections

L'intelligence est la lumiere du cœur.

Le rôle du cœur, c’est de transform:r cette lumière en chaleur par les aff2ctions. Et si quelques-uns ont à se plaindre d’avoir l’esprit trop lourd ou trop mobile pour pouvoir s’élever jusqu'à Dieu par les considérations, il n’est personne qui n'ait un cœur capable d'amour, de haine, de ioie, d2 tristesse, de regret, de douleur. Affirmer cette impuissance de sentiment, ce serait vous calomnier.

Le seul fait de gémir de votre prétendue inaptitude à l’oraison prouve avec évidence que vous savez souffrir de vo:

difficultés inévitables ; et cett2 souffrance, d’après saint Augustin, est déjà une oraison. Mais j'y trouve en même temp:

une raison de vous ouvrir à Dieu, d’épancher dans son cœur vos tristesses et vos découragements; et, ce faisant, vou:

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