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tion,” et à marquer Les qualités qui les rendent efficaces. Ce que nous avons déjà dit va nous y aider.
Une résolution n’est pas seulement une bonne pensée, qui traverse notre esprit, quelque splendide qu’elle soit ni un attrait, un désir, une velléité, un commencement de vouloir à l'égard du bien.
Tout cela y prépare, en éclairant l'in. telligence et en échauffant le cœur, mais tout cela n’est pas la vraie résolution, qui n'est autre que l'élan, l'impulsion énergique. vers l’action, l'entrée vigoureuse dans le domaine des œuvres. Et voilà le rôle de la volonté, mise en branle
Let orientée par les premiers actes de l’o-
raison.
Par les considérations, on voit que telle vertu est admirable et absolument nécessalre. Par les affections, on 8e met à
D l'aimer et à la désirer. Par le retour
sur soi-même, on constate qu'elle nous manque beaucoup. Par la prière, on la
Ldemande: et dans les résolutions, on
s'écrie : Je veux la pratiquer. Si l’on se
contente de dire : Je voudrais, si l’on n'en
vient pas à dire sincèrement : Je veux,
nous nous abusons, nous nous trompons nous-mêmes, nous endormons notre conscience, et jamais l’oraison n’arriveri à améliorer notre vie, à nous transformer.
Et pourtant, hélas! qu’elles sont rarcs ces vraies résolutions, purce qu’on se contente d'un vague idéal, parce qu'on ne descend pas dans l’intime de l’âme pour y remuer toutes les facultés, jus:
qu’à la volonté inclusivement. Je sortirai de l'oraison, doucement ému par exemple des charmes de l’humilité, de la:
charité; une heure après, à la première occasion, ce seront des impatiences, des paroles orgueilleuses et dures pour le prochain. Le beau rêve s’est dissipé; je n'avais pas dit sérieusement: je serai humble et charitable.
Toutefois il y a encore d’aitres cause:
de cet insuccès, en particulier le manque de précision et de caractère pratique de nos déterminations, Dans le chemin de l1 perfection, il est bon d'interroger l'horizon et de sonder au loin la route:
mais tout d’abord il faut regarder «ù poser ses premiers pas. On peut prendr:
quelquefois des résolutions pour un ave:|
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nir plus ou moins éloigné; mais, avant tout, pour le jour même. Comme au corps, il faut à l'âme une nourriture quotidienne. Plus tard nous pourrions avoir perdu notre ardeur ;» profitons de l'élan donné par l’oraison pour la pratique immédiate du bien, pour ce matin, ce soir, à telle heure, dans telle rencon.
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Pour le même motif, la résolution doit naitre du sujet médité, comme je fruit de son arbre On peut cependant y {jouter tel ou tel autre propos, surtout lorsqu'on prévoit pour le jour même un
| évènement qui demandera d’autres ef-
forts; la sève, la grâce puissante de
l'oraison permet cette greffe spéciale.
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Résumons-nous. La bonne oraison réclame des résolutions sérieuses, particulières, présentes et habituellement extraites du thème dont elle a été pénétrée. Il reste une dernière difficulté à vaincre : l'oubli, ce malheureux ennemi, qui risque de faire couler toute la provision de sève, si péniblement amassée beut-être. Venons en aide à la faiblesse humaine et devenons ingénieux pour
trouver le moyen de réveiller à propos notre mémoire paresseuse. Déterminons pour cela certains moments précis de la journée : le temps des repas, des visites, de la promenade, de l'office, indépendamment de l’occasion même des résolutions. Mais c’est à chacun d’examiner ce qui le concerne plus particulièrement.
Dieu récompensera encore leur bonne volonté en couronnant leurs efforts de succès.