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, les Lvons chos ivant som-
sans mares à bulat
audit
er vre qu'on lui impose. L'esprit est le guide du cœur.
Nous allons rattacher toute notre démonstration à une pensée que développe sainte Thérèse dans le premier chapitre de son Château intérieur.
“J'ai considéré notre âme, dit-elle, comme un château, fait d’un seul diamant ou d'un cristal très pur, dans lequel il y a, de même que dans le ciel, diverses demeures. Et, en effet, l'âme du juste, si on y veut réfléchir, n’est point autre chose qu’un paradis, où Dieu, comme il le dit lui-même, prend ses délices. S'il en est ainsi, que dire et quelle idée doit-on se former de la demeure où un monarque si puissant, Si sage, si pur, si magnifique, se plait à habiter! Pour moi, je ne trouve rien à quoi l’on puisse comparer la ravissante beauté et la capacité prodigieuse d’une âme. Non, quelque vive que soit la pénétration de nos esprits, ils ne peuvent parvenir à s’en former une idée parfaite.
Cette vérité étant hors de doute, ce serait se fatiguer à pure perte, que de vouloir saisir d’une vue complète, la beauté de ce château.” |
Püis, après avoir amérement déplor:
la folie de ces hommes dont les ‘pensée.
se portent et se concentrent uniquement sur ]a grossière enchâssure de ce dia.
mant divin, sur ce Corps de boue,’ ]4 Sainte montre comment l'hôte céleste.
Dieu, habite au centre de ce mystique Château, dans une demeure particulière, ‘‘de même que le délicieux fruit du palmier est au milieu d’une multitude d’écorces qui le couvrent :'’ et comment encore, l'âme doit habiter dans ce chàteau.
“Mais, me dira-t-on, peut-être, c’est rêver que de tenir un pareil langage :
quoi! l'âme c’est le château même et vous voulez qu'elle Y entre? Autant vaudrait dire à quelqu'un d’entrer dans Un appartement où il est déjà! Mais il faut que vous sachiez qu'il y a des manières fort différentes d’habiter ce château, Ilyaun grand nombre d’âmes qui n’habitent que dans l'enceinte exté.
rieure; elles ne se mettent nullement en peine de pénétrer dans l’intérieur :
elles ne connaissent n: ce qu'il y a dans un Si riche palais, ni qui y demeure, ni
PT
même combien il renferme d’appartements. Vous aurez sans doute lu dans certains livres sur l'oraison, que l’on conseille à l’âme de rentrer en elle-même; eh bien! c’est là ce que j'entends quand je parle de son entrée dans le château.” Ainsi donc dans ce château où nous sommes invités à pénétrer, il y a deux hôtes qu'il nous importe souverainement d’aborder: Dieu et notre âme.
Et, cela établi, la vierge d’Avila ajoute : ‘Autant que je puis le comprendre, La porte par où l'on entre dans ce château est l'oraison.”” Vous l’entendez :
il n'y à pas de détour, d'escalade possible; l'oraison est la porte unique qui permette l'accès du château. Si vous ne passez par là, vous pourrez apercevoir murailles et tours, mais les beautés intérieures, jamais.
Oui, sans l'habitude de l'oraison, je ne parviendrai jamais à avoir avec Dieu «t avec mon âme ce commerce d’intimité si précieux et si fécond. Epuisors l1 question à fond.
1. Quelle est ici-bas notre fin et notre bonheur, d’après la première leçon du
Catéchisme? C'est de connaître Dieu, puis de l'aimer, de l'aimer à plein Cœur ‘ex toto corde,’ enfin de le servir et de nous dévouer à ga gloire.
À certains jours nous éprouvons un indéfinissable malaise qui semble now écraser, Ah! c'est Dieu qui nous man. que. Notre cœur est agité, malade, inas.
souvi, endolori, sans repos, tant qu'il ne se repose en Lui. l'irrequietum est cor noOstrum, donec requiescat in te.’
Sans doute nous sommes dans l'exil de la terre, en marche vers la patrie du
ciel. Mais nous ne devons pas nous laisser
emporter par ce courant de langueur, comme les morceaux de bois mort par le fleuve. Nous devons lutter, et, avec l:
grâce de notre Créateur, nous y fixer et trouver ]à une partie des biens qui nous manquent.
À nous d'orienter notre esprit et notre Cœur vers le souverain bien, arrachant :
la terre, aux astres, à tous les êtres, le nom de celui dont ils sont pleins, le se.
cret qu'ils gardent, impénétrable à l'hom.
me distrait.
Mais Jésus-Christ, c'est le fils de Dieu
Sa D
ss Oh
fait homme, c’est l'Emmanuel, c'est le Dieu apparu sous une forme saisissable.
Vous aurons plus vite fait d'atteindre la bivinité à travers son numanité, en nous tisant son disciple en la sainte oraison.
Alors nous le verrons descendre des hau-
Ltuurs dans le sein de la Vierge : nous le | verrons dans la crèche de B'ethléem, sur sur les genoux de sa Mère; nous l’ac- | compagnerons dans ses Courses aposto- | liques ; nous assisterons à ses miracles; jous entendrons ses paraboles, nous l’é- | couterons surtout parler aux grandes pé- L «heresges, comme Marie-Madeleine. Gar- | Junt dans notre cœur toutes ces paroles | divines, comme Marie, nous en ferons
une sorte de provision, pour nous en nourrir; ‘‘Conservabat omnta verba hœæc conferens in corde suo’’(1).
Après avoir approfondi ces mystères toujours vivants du passé, nous volerons 4x tabernaele : nous serons là tout entier dans le présent. Nous nous abimerons tux pieds de Jésus-Hostie, dans la contemplation muette de l'oraison ; nous l'in-
(1) Luc, 11. 19.
terrogerons sur notre destinée, sur ce qu'il attend de nous. Avec les conseil reçus de Sainte Thérèse nous ferons de notre oraison ‘‘un intime commerce d'a.
mitié”” avee Lui. Bien vite, nous apprendrons ainsi à connaître Dieu mieux que tous les savants du monde, réduits aux seules ressources de la raison.
Au lieu d'en voir les attributs Come à la dérobée, à travers les fentes d’une Mauvaise muraille, la porte de l’oraison s'ouvrira toute grande sur la divinité méme, pour nous la laisser contempler à loisir, d’une manière vivante, actuelle.
bien présente, (Ce ne sera pas l'étoile qui Sscintille dans une nuit d'hiver, sera le chaud soleil de Mai,
Heureuses lag âmes d'oraison qui SAVENT ainsi pénétrer dans la demeure la plus intérieure et la plus belle où habite le grand Roi Là s'opère une union Presque aussi douce que celle de la con:munion sacramentelle. Là s'ouvrent k Jeux du cœur. Là on connaît Dieu: ]:
on l’aime. ‘Qui connaît dans la vérité.
ne
sur œBleelui-là aime dans le feu, disait sainte nseil: Fi Angèle de Foligno’’ (1).
ns di II. C'est dans cette connaissance et e d'a cet amour de Dieu que l'âme se forme en 8 ap. mème temps à toute sorte de vertus.
mieux Bi ‘Donnez-moi un homme d'oraison, a dit
duits BF saint Vincent de Paul, et il sera capable
Lac tout’’(2). Oui, il saura gravir les mine Æ hauteurs de la sainteté, car à mesure l'une ; qu'il connaîtra Dieu plus parfaitement, aison M il apprendra à mieux se connaître luiinité Ff même. ‘‘O perfection de la connaissance ! ipler F4 dit sainte Angèle de Foligno.... Voici
elle, Hi toute la perfection ; se connaître, connaîtoile FA tre Dieu! Nécessité suprême qui domine , ce F4 toute néeessité! Etre éternellement pen-
} chée sur ce double abime, voilà mon qui 2 #ecret’’(3) !
'ure La philosophie profane l'a proclamé de-
où Ef puis longtemps, le fameux ‘‘gnoti seauion EŸ ton, connais-toi toi-même." Imaginem- FA ton un peintre qui n'aurait pas sous les Les 1 jeux sa toile, un sculpteur son bloc de © marbre, un jardinier son jardin. Or nous é,
{1} Visions, chap. LVIT.
(2) Vie, par Collet. Liv. VII.
( Visions. chap. LVRI.
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
Le)