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sommes fout cela vis-à-vis de nou mêmes,
Notre âme est cette toile sublime NT laquelle nous aVONS à peindre l'imag du Fils de Diey Pour être admis au ciel:
‘‘Quos prœscivit el prœdestinavit CO.
formes fieri imaginis Fili sui'"(l) Allez vous mettre devant Notre:
sneur comme une toile d'attente devant un peintre,”’ disait la maitresse du no.
viciat à Ja bienheureuse Marguerite.
Marie (2). “J'aurais bien voulu, observe la Sainte, qu'elle m'eût expliqué cs
fut dit : ‘Viens, je te l’'apprendrai ”’ F:
d’abord que Je fus à l'oraison, mon verain Maître me fit voir que mon äme était cette toile d'attente sur laquelle il voulait reindre tous les traits de «à vie souffrante, qui s’est tout écoulée dans l'amour et Ja Privation, dans Ja Séparation, dans le silence et le Sacrifice jusqu'à la Consommation.’
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(1) Rom. VIII.
(2) Vie, tom. II. 313.
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1 chrétien est ce bloc de marbre dans kquel il faut tailler, à coups de pénitence, avant de reproduire celui qui l’a
cree.
Notre âme est ce jardin mystique dont l faut arracher les mauvaises herbes pour dégager les vertus et les faire grandir: ‘Dei agricultura estis'”(1).
Ainsi donc, sous quelque figure qu'on « la représente, notre devoir élémentaire et nécessaire est de travailler à connaître notre âme, à l’observer, à ne jamais la perdre de vue, sous peine de manquer notre œuvre.
Nous le demandons à présent à nos leteurs. Sainte Thérèse n’avait-elle pas randement raison d'appeler l’oraison “la porte,” l’unique porte qui fait pénétrer dans le château mystique où habitent Divu et l'âme? Quiconque ne fait point oraison connaît Dieu très imparfaitement, d’une manière vague et presque stérile; et d’autre part il demeure plus ou moins étranger à lui-même. Il est toujours parti, toujours au dehors, dans
(I) l'oor. IH 4
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les fossés de l'enceinte et parmi les r tiles, c'est-à-dire les passions humain, Pour son plus grand malheur.
Ces âmes, écrit La réformatrice du C:
mel, ‘‘par la longue habitude de viv avec les bêtes et les reptiles qui so autour du château, Ont, pour ainsi dir pris leur nature. Quoique, par leur æ gine, elles soient si nobles et si capabie de converser avec Dieu même, la dissips
nant la menace qui plane sur elles.
Si ces âmes ne s'efforcent pas de com prendre leur misère et d'y apporter re mède, elles subiront infailliblement, pour n'avoir point voulu tourner les yeux ver, leur intérieur, le même châtiment que k femme de Loth, pour avoir eu la eurio.
sité de regarder derrière elle”’(1).
Rentrez donc chaque matin en vous.
mêmes. Suivant la conseil de l’Evangile, entrez dans la demeure, dans Je château mystique de votre âme, et là, dans le secret, dans le recueillement,
(1) Ibid. chap. I.
les l'ep:
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en fermant la porte, priez votre Père qui est dans les cieux: ‘‘Intra in cubicu-
lum tuum et clauso ostio ora Patrem
tuum in abscondito'’(1).