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L opération à faire est 1 l'orchidopexie.
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L'Histoire de J'Orchidopexie
L'orchidopexie est une opération qui consiste dans l'abaissement et la fixation en situation normale d’un testicule ectopié.
L'orchidopexie a été réalisée en 1820. C’est Kocher (de Münich) qui, pour la première fois, employa la méthode sanglante pour la mise en place du testicule ectopié. Adams, Chelius, Curling Font suivi, mais les résultats furent désastreux. Ces insuccès ont rebuté les chirurgiens; aussi, en 1882, Kraske se prononçait nettement pour la castration, si le sac herniaire était très adhérent au, testicule.
Cependant, l’orchidopexie prévalut peu à peu et la castration n’est guère plus pratiquée actuellement que dans les cas où le testicule est nettement inutile ou s’il .ne peut être abaissé. La technique se perfectionna, les chirurgiens essayèrent différents procédés pour la fixation du testicule.
À létranger, ce sont Max Schüller, Horsley, Nicoladoni, Albert (de Vienne), Sonnenburg, et puis plus tard Witzel (de Düsseldorf), qui luttèrent pour l’orchidopexie et contre la castration, dont Kraske s'était fait le défen-
SeUT.
À Paris,-la question a été soulevée plusieurs fois à Ja Société de Chirurgie. Richelot, Lucas Championnière, Berger, Tuffier essayèrent d'apporter des améliorations à la technique: I y avait un certain nombre de chirurgiens comime Tuflier, Richelot, Souligoux, Peyrot et Kirmisson, qui empêchèrent la réascension du testicule abaissé soit en formant dans toute la longueur du cor- . don, aux dépens des éléments fibreux voisins, « une gangue solide qui lui sert pour ainsi dire d’attelle », soit en fixant solidement le cordon aux piliers de l'anneau inguinal ou à l’aponévrose abdominale.
Certains chirurgiens fixèrent le testicule à la peau du scrotum (rétraction en doigt de gant), à la cloison médiane des bourses, à l’autre testicule, à la cuisse, au périnée; à cette fixation on adjoint parfois, et d'une façon temporaire, une traction au moyen d'un fil élastique. On a imaginé même des appareils de traction élastique ou a poulie pour fixer le testicule par l'extérieur. 4 C'est avec Walther que l’orchidopexie fait un grand progrès, mais malheureusement son procédé reste longtemps ignoré par ses collègues. Son procédé appartient à la fois aux deux méthodes de fixation, puisque la fermeture de l’orifice créé dans la cloison des bourses le retient mécaniquement, mais il est soumis à une traction permanente par l’action de la cloison élastique des bourses,
Son procédé est le suivant, d’après ses propres paroles (Bulletin de l’Académie de Médecine. Monod : x Sur le procédé de l'orchidopexie du docteur Ch. Walther) :
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L'Orchidopexie du Dr Walther
r. Incision cutanée. — L'’incision cutanée doit remonter sur le canal inguinal et descendre sur le scrotum jusqu'à deux travers de doigt environ au-dessous de la racine des bourses. Le tissu cellulaire sous-cutané est en mème temps rapidement incisé pour mettre à nu l'aponévrose du grand oblique et le cordon.
2. Incision du canal inguinal. — L'anneau inguinal superficiel étant bien exposé, ses deux bords repéré avec des pinces, la paroi antérieure est incisée au bistouri sur une hauteur suffisante pour mettre à découvert le canal
tout entier.
3. Libération du cordon. — Les éléments du cordon doivent être libérés très haut et très complètement. Il ne suffit pas de les débarrasser de leurs adhérences aux parois du canal inguinal, à l’orifice inguinal profond, au cul-de-sac péritonéal, où, comme Font montré Berger et L. Championnière, on trouve toujours une amorce de hernie; lorsque, ce qui est rare, l’eclopie n’est pas accompagnée de hernie vraie. Il faut encore, dans les cas difficiles, à cordon très court, pousser cette libération plus Join, jusque dans l'abdomen, en décollant le péritoine, d’une part, le long des vaisseaux spermatiques, d’autre
part, le long du canal déférent. On est parfois obligé de dégager ce dernier presque jusqu’à sa terminaison, en décollant avec le doigt dans le fond du bassin.
Lorsque l’ectopie est, comme d'ordinaire, accompagnée de hernie, il semble bon de couper le conduit vagino-péritonéal, de façon à garder à son extrémité inférieure une poche capable de recouvrir le testicule.
Ces diverses parties sectionnées, la brièveté du paquet vasculaire antérieur, groupe ‘de l'artère et des veines spermatiques, s'oppose en général encore à la descente du testicule. :
On arrive le plus souvent à triompher de cet obstacle par des tractions douces, au besoin par des incisions superficielles étagées tous les deux à trois centimètres à la surface du paquet veineux, incisions qui divisent simplement la mince lame fibreuse rétractée et trop courte, épaissie par places, qui engaine ces veines. Ces incisions partielles ne comprenant que le tiers ou la moitié de la circonférence du paquet vasculaire et faites les unes sur sa face antérieure, les autres sur sa face postérieure, permettent le plus souvent à la traction progressive d’obtenir un allongement suffisant des vaisseaux, pour abaisser le testicule jusqu'au point voult. Si ces manœvres ne suffisent pas, il faut sacrifier d’abord quelques-unes des veines les plus superficielles, et, d'ordinaire, ce qui reste des veines profondes se laisse allonger.
Rarement on sera conduit à sectionner presque complètement tout le paquet vasculaire antérieur.
+ N a 4. Cure radicale de la hernie. — La cure radicale soit de la hernie constituée, soit de l’amorce de hernie, repré-
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